Archives de août, 2015

Après lecture de la presse, cela ressemble fortement à un risque psychosocial non évalué!

Je lis toujours selon la presse que le tueur, Vester Lee Flanagan , était colérique et n’avait pas un travail satisfaisant. Ma première question est : a-t’il été recruté colérique? Je doute personnellement.

On découvre ensuite que Vester Lee Flanagan, chahutait ses collègues. Là-encore, à quelle période a-t’il commencé à chahuter ses collègues? De quelle manière? Comment cela a-t’il commencé? Quel est le déclencheur? A-t’on échangé sur le sujet avec lui et avec ses collègues? Quelles actions correctives ont été apportées y compris vis-à-vis des collègues? Pourquoi ne pas avoir considérer ces éléments comme des indicateurs d’une personne fortement perturbée et non caractérielle? Etc.

Alison Parker et son caméraman

http://www.tdg.ch/monde/ameriques/Le-journaliste-meurtrier-embetait-ses-collegues/story/25400174?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

Il n’est pas question d’excuser le geste, mais d’estimer qu’il aurait pu être évité si la situation avait été considérée à sa juste valeur. Il est plus facile de se débarrasser d’une personne « sous tension » que de l’encadrer suivant le contexte, la situation, l’accompagnement etc. afin de solutionner au mieux le conflit. Combien de vengeances ont-elles été faites en entreprise des suites de comportements similaires! Car il s’agit bien d’un conflit devenu larvé à la base qui a abouti à une tuerie.

N’ayant pas été considéré comme satisfait après avoir montré un mécontentement sous forme de « chahutage », colère et mauvais travail, Vester Lee Flanagan voulait sa reconnaissance, sa réparation afin d’être entendu. Il a assassiné de sang-froid et à bout portant deux de ses collègues, tourné en direct et visible par les téléspectateurs et en se filmant lui-même. Un acte préparé, prémédité, accomplit avec froideur, qui devait être reconnu à tout niveau et devant un public de sa zone de confort au plus large, sans prise de conscience réelle de ce qu’il faisait puisqu’il n’était axé que sur sa propre réparation de ce conflit larvé. Il avait dû alimenter cela durant des mois dans son esprit.

Son profil explique le reste ! Sous certains sourires, on constate un regard qui en dit long sur la lourdeur de ce qu’il accumule comme souffrances.  Une profonde tristesse, un manque affectif, une solitude intérieure, une recherche de soi et peu d’envie de, un manque de confiance ponctué de doutes., une envie d’exister et d’être reconnu comme un être humain, un refus du rejet de lui et tout ce qui le touche … Ses colères étaient probablement liées à ce qu’il considérait comme étant un rejet : un bonjour dit de travers et il se sentait blessé alors que son interlocuteur ne voulait pas le blesser, mais pouvait être simplement fatigué!  Vester Lee Flanagan, un écorché vif visiblement incompris et surtout sous-estimé, qui, si on avait tenu compte de ses « alertes », et qu’elles fuent traitées, n’aurait très certainement pas assassiné qui que ce soit. Il considérait qu’il avait sa place dans son travail au même titre ou plus que les autres.

L’un des derniers éléments qui attestent mes propos ci-dessous est son propre suicide : il a réalisé et sa culpabilité l’a fait réagir en se suicidant.

Nadine TOUZEAU
Analyste comportementale, profiler
Risque psychosociaux

>>>>>>>>>

Vester Lee Flanagan : tuerie en Virginie

After reading the medias supports, it strongly resembles psychosocial risk not estimated! I always read according to the press that the killer, Vester Lee Flanagan, was angry and did not have a satisfactory job. My first question is: Has there been recruited him angry? I personally doubt.

Then we discover that Vester Lee Flanagan, heckled their colleagues. Here again, at what period started it him to heckle their colleagues? How has him begin? What is the trigger? Have we exchanged on the subject with him and their colleagues? What corrective actions have been made including towards colleagues? Why not consider these as indicators of a highly disturbed person and not characterial? Etc.

There is no question to excuse the gesture, but estimate it could have been avoided if the situation had been considered at its fair value. It is easier to get rid of a person « under stress » as to frame the context, situation, accompaniment etc. to best solve the conflict. How revenge were they made in business as a result of similar behavior! For there is indeed a conflict become latent at the base which resulted in a massacre.

Was not considered to be satisfied after showing discontent as « heckling » anger and bad job, Vester Lee Flanagan wanted recognition, repair to be heard. He murdered in cold blood at point blank and two of his colleagues, shot live and visible to television viewers and by filming himself. An act prepared, premeditated, complete with coldness, to be recognized at all levels and to an audience of his comfort zone to wider, with no real awareness of what he was doing because he was focused on his own penalty this latent conflict. He had to feed it for months in his mind.

His profile explains the rest! In some smiles, there is a look that says a lot about the weight of what he collects as suffering. Deep sadness, an affective lacka loneliness inner a search for self and little desire, a lack of confidence punctuated by doubts., A desire to exist and to be recognized as a human being, a refusal rejection of him and everything that touches it … His anger was likely related to what he saw as a rejection: a hello through and said he felt hurt when his partner did not want to hurt him, but could just be tired! Vester Lee Flanagan, a tormented soul obviously misunderstood and underestimated especially, which, if we had given its « alerts » and they treated Fuent, would most certainly not murdered anyone. He considered that he had a place in his work just as or more than the others.

One of the last elements that attest my words below is its own suicide: he realized his guilt and has reacted by committing suicide.

Nadine TOUZEAU
Behavioral analyst, profiler
Psychosocial risks

Durant des années, si un collaborateur claquait la porte ce n’était pas un souci du fait que le marché du travail était important. Aujourd’hui, bien que le marché de l’emploi soit encore plus important, dans un souci d’optimisation et d’économie, il devient ennuyeux de perdre un bon collaborateur.

RPS

Et pour cause, investissement, formation, réseau, entente, accord, travail, résultat, autant de qualificatifs pour regretter ce bon élément à en oublier ses défauts. Surtout que ce bon élément intégrait des objectifs et plans de carrière.

Dans l’article ci-dessous, je lis qu’il y a un sentiment de tromperie pour l’employeur! Il n’est pas développé que cette tromperie provient le plus souvent du recruteur et de l’entreprise. Si la donne n’a pas été claire à l’origine des échanges et surtout, si elle n’a pas été respectée, ce bon élément véhiculera une image négative de l’entreprise et ses collaborateurs. Le fait même qu’il soit recruté ailleurs suffit à inscrire un point noir à cette image et diminuera la crédibilité avec tout ce qui peut en découler dont des actes de malveillance contre l’entreprise.

Pourquoi un bon collaborateur démissionne et comment y remédier

Les alertes ont elle été détectées?
Qu’a- t’on écouté de ce bon élément qui a forcément du faire passer des messages?
Qu’a- t’on relevé dans son comportement indiquant que quelque chose ne va pas?
A- t’on cherché à échanger avec lui?
A- t’on analysé son propre environnement?
Se remet-on en question?
ETC….

Les incidences d’un départ de bon élément vont déstabiliser son équipe et d’autres qui travaillaient avec lui, mais aussi ses relations extérieures, ses projets en cours… Avec un vide d’incompréhension que LUI on ne l’ait pas entendu, pire, laissé partir! Si un conflit larvé existe, il va se réactiver, voire s’envenimer et faire une hémorragie de démissions sous plusieurs formes : du manque d’envie de faire à la démission de son poste, de la grève au repli, du burn-out au suicide…

Les risques psychosociaux ont un vaste champ d’action qui doivent aussi intégrer ces bons éléments qui font passer des messages. Ces profils-là sont rarement expressifs. Ils sont plus discrets, laissent peu apparaître d’information ou comportement au début de leur déception, expriment finement une envie d’améliorer, un besoin, une suggestion,  se renferment plus sur eux ou s’esclaffent de rien, modifient leur approche concernant les gens dont ils sentent qu’ils ne l’écoutent pas, diminuent ses résultats et son implication sans que cela se décèle réellement. Et si ils ne peuvent démissionner pour X ou Y raisons, ils démissionneront de la vie.

Pour rappel, depuis 10 ans, je travaille sur de nombreux cas de victimes de RPS, principalement des cadres et dirigeants. Le suicide par option n’est pas à prendre à la légère et convient très bien aux bons éléments. C’est l’affaire de tous les acteurs (IRP, Médecine du travail ….) dans la boucle du RPS, mais aussi de leurs supérieurs dont les dirigeants.

Nadine TOUZEAU
Analyste Comportementale et Environnementale
Spécialisée Risk psychosociaux

>>>>>>>>>

For years, if an employee slammed the door it was not a concern because the labor market is important. Today, although the labor market is even more important in the interests of optimization and economy, it becomes annoying to lose a good employee.

And due to investment, training, networking, understanding, agreement, work results, as many qualifiers to regret this good element forget its faults. Especially that this good element integrated goals and career plans.

In the article below, I read that there is a feeling of deception for the employer! It is not developed this deception comes most often the recruiter and the firm. If the situation was not clear at the origin of trade and especially if it has not been respected, the good element convey a negative image of the company and its employees. The fact that he is recruited elsewhere sufficient to register a black spot in this image and diminish the credibility with all that which may result acts of malevolence against the company.

Do the alerts have been detected?
What we listened to the good element that has inevitably convey messages?
What was observed in his behavior that something is wrong?
Was is looking for you to share with him?
Do we analyzed its own environment?
Will be questioned?
ETC ….

The impact of a good starting element will destabilize his team and others who worked with him, but also its external relations, ongoing projects … With a misunderstanding void we did not hear him, worse let him go! If a latent conflict exists, it will reactivate or provocate an hemorrhage of resignations in several forms: lack of desire to give once’s resignation, strike to the withdraw, burnout to suicide .. .

Psychosocial risks have a wide field of action must also integrate these good elements that convey messages. These profiles are rarely expressive. They are more discreet, leave little information or behavior emerge early in their disappointment, finely expressed a desire to improve, a need, a suggestion , will contain about them roar out or anything, alter their approach to people he feels they do not listen, decrease its results and its involvement without this actually detect. And if they can not resign for X or Y reason, they will resign from life.

Remember, for 10 years I have worked on many cases of victims of RPS, mostly managers and executives. The suicide option is not to be taken lightly and very well suited to good people. It is the responsibility of every actor (IRP Occupational medicine ….) in the loop of RPS, but also their superiorswhose executives.

Nadine TOUZEAU
Environemental and behaviour analyst
specialized psycho social risk

A la lecture de cet article, sans être le premier dans ce genre de registre, je réagis sur le différentiel d’interprétation des actes effectués à l’encontre du site de rencontres extra conjugales d’Ashley Madison, Avid Life Media.

ashley-madison-travelling-man

Ces hats (et non des hackers, la différence est que le hacker est le « gentil », le hat le « méchant »), ne considèrent pas leur acte comme étant criminel, de fait. D’abord par ce qu’ils ont dénoncé une fraude et qu’il n’y a pas de crime dans le sens physique.

Relevons les points suivants :

– intrusion informatique sur des données personnelles et confidentielles qui sont sensées en effet être répréhensibles de par l’illégalité de cette intrusion non autorisée.
– un hat n’est pas reconnu légitime de jouer les Robin des Bois du net sans autorisation légale, ce qui d’ailleurs ferait de lui un hacker.
– les données révélées sont non seulement des fraudes, mais aussi des atteintes importantes aux moeurs puisque sur un continent pudibond culturellement concernant la religion catholique.
– des vies privées sont exposées sur la toile avec des informations encore plus difficiles à lessiver puisqu’il s’agit de penchant sexuels et infidélités, outre les données personnelles des victimes.
– la notoriété de la structure Ashley Madison est mise à mal sur plusieurs axes dont la fraude.

Ce que je note à la lecture de ces éléments est que ces Robins des Bois du net pourraient très bien être l’une ou plusieurs des femmes de clients d’Avid Life Media.Une vengeance puisque les données entières ont été révélées sur le web en justifiant la fraude avec des propos tels que, je cite : « Tant pis pour ces hommes, ce sont des ordures qui ne méritent aucune discrétion. Tant pis pour ALM, vous avez promis la confidentialité mais ne l’avez pas mise en pratique« . Les propos tels que révélés dans cet article ne peuvent mettre en avant un crime.

Alors crime ou hacktivisme!!!! Je dirais concernant ce cas juste vengeance pour rééquilibrer surtout la rancœur de nombreuses épouses trompées. Il n’y a pas meilleur enquêteur et vengeur qu’une femme trahie.

http://www.latribune.fr/technos-medias/donnees-les-pratiques-douteuses-des-sites-de-rencontres-exposees-au-grand-jour-499483.html

Nadine TOUZEAU
Profiler, net-profiler

>>>>>>>>>>>>>>>

After reading this article, without being first in such register, I react to the differential interpretation of acts carried out against the extra marital dating site Ashley Madison, Avid Life Media.

These hats (not hackers, the difference is that the hacker is « the good one », not the hat), do not consider their act as criminal, indeed. First by what they denounced a fraud and that there was no crime in the physical sense.

Note the following:

– Computer intrusion on personal and confidential data that are meaningful indeed be reprehensible by the illegality of the unauthorized intrusion.
– A hat is not recognized legitimate to play Robin Hood of the net without legal authorization, which also would make him a hacker.
– The revealed information is not only fraud, but also important Sexual Offences in a continent culturally prudish about the Catholic religion.
– Private lives are exposed to the web with even more difficult to clean information as it comes to sexual addiction and infidelity, in addition to the personal data of victims.
– Awareness of the Ashley Madison structure is harmed on several axes including fraud.

What I note from reading these elements is that these web Robin Hoods _ could very well be one or more women customers of Avid Life Media. Revenge since the entire data have been revealed on the web justifying fraud with remarks such as, I quote. « So much for the men, they are scums deserve no discretion So much for ALM, you promised confidentiality but have not put into practice. « The words as tey stand revealed in this article can only highlight a crime.

So crime or hacktivism !!!! I would say about this case just revenge to rebalance especially hard feelings many deceived wives. There is no better investigator and avenger a woman betrayed.

Nadine TOUZEAU
Profiler, net-profiler