Archives de septembre, 2017

Son livre « Net-profiling : analyse comportementale des cybercriminels »

Sorti en nov 2015, mon livre scientifique concernant mes travaux de recherches sur le comportement des cybercriminels, « Net-profiling, analyse comportementale des cybercriminels «  s’est vendu à 1000 exemplaires le 11 ème mois de sa parution et est toujours une référence pour comprendre la cybercriminalité.
Best seller au salon de la cybercriminalité, FIC 2016 (record gardé).
Objet d’un mémoire et de nombreuses études scientifiques dans le monde entier créant de belle synergie et l’envie de travailler scientifiquement sur nos découvertes

Disponible sous format #ebook#kindle et #livrepapier sur #amazon

Merci à tous les lecteurs

Lien vente du livre (Kindle ou papier) : https://www.amazon.fr/NET-PROFILING-comportementale-cybercriminels-Nadine-Touzeau/dp/2955453730/ref=tmm_pap_swatch_0?_encoding=UTF8&qid=&sr=

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L’un de mes derniers posts  (posté mi aout) sur LinkedIn a fait un buzz puisqu’il a dépassé  les 117000 vues (à date jour sorti de cet article), 846 like et 101 commentaires.  Ce qui a provoqué bons nombres de réactions en tout genre !

Voici une copie du post :

« Je suis choquée de constater que LinkedIn n’a plus l’image d’un réseau strictement professionnel. Si quelques informations personnelles peuvent être publiées, je n’apprécie pas les posts sexistes, mettant en avant des femmes dans des positions souvent vulgaires, sans intérêt professionnel, sauf à travailler dans l’environnement du sexe et, sauf erreur de ma part, dans mon réseau, il n’y en a pas. Ce genre de comportement est très révélateur dans mon métier et #cybercriminel J’avise donc que je sors de mon réseau toutes personnes qui se risquent à ce genre de déballage . D’abord par ce qu’en tant que femme, je suis agacée par tous ces comportements décalés venant de nombreux hommes et qu’ensuite, j’aime à m’entourer de gens éduqués et respectueux . Ces hommes qui agissent de la sorte ont tendance à critiquer le sexisme !!! D’autres réseaux sociaux me semblent parfaitement appropriés pour ce genre de publication. A bon entendeur ! Nadine Touzeau »

La question non développée dans mon post sur LinkedIn est de sensibiliser sur le fait qu’à titre personnel, je ne voulais plus dans mon réseau professionnel des photos et propos sexistes et vulgaires. Il est à rappeler qu’outre mon éducation et mon respect pour l’Homme, je fais partie des gens qui lutte contre la cybercriminalité, la fraude et corruption.

J’ai appris dernièrement être une influenceuse, toutefois, je ne m’attendais pas à un tel résultat de vues qui prouve que le sujet en interpelle plus d’un. A un tel point que quelques articles en sont sortis depuis dans la presse papier et digitale sachant que de nombreux journalistes suivent les influenceurs.

Un sujet qui justement fait aussi le projet que nous développons avec la société OREKA Ingénierie,  concernant les réels dangers du cyberbullying ou eharcelement (nous sommes en recherche de financement). Une ébauche de teaser existe sachant que la V2 est en cours de réalisation afin d’expliquer ce qu’est un eharcelement, comment on le provoque souvent sans s’en rendre compte et les maux que les victimes endurent. Les cibles sont surtout axées sur les enfants jusqu’aux jeunes adultes.

https://www.youtube.com/watch?v=IUGOZMQ7CmA

Revenons sur ce qu’est le cyberbullying. C’est un délit cyber qui consiste à avoir subi une discrimination, harcèlement, diffamation, rumeur, propos sexiste, insulte, divulgation d’éléments intimes, rabaissement d’une personne, sextape, traque en groupe contre une victime définie telle une tête de turc, etc. en utilisant internet dans le but de la détruire psychologiquement, socialement et professionnellement une personne.  Cela  peut venir d’un inconnu, d’un proche, d’un concurrent, d’un client, d’un troll, d’un jaloux, de gens ayant peur de vous et/ou résultats professionnels,  de journalistes, etc. 

Une courte analyse des commentaires sur mon post a mis en avant ces quelques retours :

  • que je ne savais pas me protéger contre ces cyberbullyers

  • que je faisais un post pour rien tant le sujet est ridicule

  • que c’était bien de le souligner tant les dégâts sont lourds

  • que j’affabulais voire racontais n’importe quoi

  • que je devais me débrider et lire le Kamasutra

  • que je n’avais pas de leçon à donner

  • que je ne devais pas accepter n’importe qui dans mon réseau

  • etc

Mon post a été compris comme si moi-même j’avais été victime de eharcelement, ce qui du reste a été le cas, sauf lorsque j’ai écris ce post ! J’avais au contraire vu un de mes contacts en sécurité se lâcher sur le sujet qui, du reste, attaquait des femmes en sécurité ! Rien à voir avec moi. Ainsi, des interprétations libres ont fusé sans même comprendre le post et en m’insultant : c’est aussi cela du cyberbullying !

Ce qui prouve à quel point le sujet est trop peu considérer. D’où cet article. Je vais illustrer mon propos. Comment peut-être interprétée cette phrase par une femme : « c’est un avion de chasse ! Elle est bonne ! ». Et bien cela dépend de la personne est son humeur. Ensuite, il faut considérer de la manière dont vient le dit-compliment. A quel moment vient le dit-compliment, dans quel contexte, avec quelle voix, ponctué de quels gestes et suivi de quels comportements ! Si l’ensemble est positif, sincère, congruent et dans un esprit constructif, le dit-compliment passera sur quasiment tout profil, quitte à ce qu’il soit éventuellement recadré. Si en revanche certains éléments sont absents ou deviennent absents, il sera considéré comme une insulte, une vexation, un propos mal approprié, etc. Cela blesse dans ce cas-là autant dans le monde réel que virtuel. Sauf que dans le monde virtuel, si ce dit-compliment est véhiculé sur la toile, même si le dit-avion-de-chasse n’est pas nommé, il y aura une réaction stressante. Si en plus de dit-avion-de-chasse est nommé, c’est un cyberbullying ciblé et c’est répréhensible par la loi. Maintenant si on demande à des hommes d’interpréter cette phrase, et du reste tout comme certaines femmes, quelques uns ne seront pas choqués et même s’en amuseront. Ils estimeront que ce n’est rien, pas grave, c’est une boutade justifiée ! Mais qui se souciera de comprendre que cet avion de chasse en a peut être marre de ne pas être considéré comme un être humain avant tout et d’être respecté en tant que tel ! Le stéréotype induit des comportements et a priori qui cache la vérité et vraie nature et provoque des réactions décalées pour toutes parties.

Les dégâts occasionnés des suites de cyberbullying sont très lourds : suicide, dépression, mutilation, stress, démission, repli, perte de travail, perte de confiance en soi et des proches aussi, isolement, mal être …

Ainsi, chasser de mon réseau professionnel des cyberbullyers susceptibles d’atteindre mes contacts, je pense que c’est davantage une sécurité pour éviter que mes contacts soient victimes de eharcelement. Quant à celles et ceux qui critiquent mon comportement, je m’inquiéterai plus à leur place pour leur e-réputation d’avoir jugé ma démarche.

Je suis une victime de eharcelement par la presse qui a été achetée pour me diffamer en montant une histoire inventée de toute pièce sans qu’on m’en demande l’autorisation à le découvrir le jour de la sortie des papiers, me donne ni mon droit de réponse, ni mes droits CNIL. Sans occulter les ignares qui jugeaient sur ces allégations en alimentant la rumeur sur la toile sans réfléchir. Ignares qui du reste depuis ont pour beaucoup changé leur fusil d’épaule. Il faut être fort pour se relever de cela. Je le combats aujourd’hui d’autant que je ne suis pas seule victime de la presse qui répend des rumeurs à coup de cachet pour faire du buzz sans se préoccuper des retombées sur leur victime tout en critiquant le cyberbullying ! Elle montre un exemple que certains réseaux sociaux aiment à laisser courir tel Tweeter, en laissant leurs membres diffamer à tout va, divulguer des éléments confidentiels ou personnels publiquement, détruire des gens, institutions et même pays pour le jeu d’autres sans réfléchir, etc.

J’ai traité de nombreux dossiers de cyberbullying et je lutterai jusqu’à mon dernier souffle dans ce combat. Certains mots font des maux qui détruisent et se guérissent très difficilement sur la toile où tout reste à vie et encore moins sur la victime. Ces maux sont encore à analyser afin d’en comprendre la réelle douleur sur la victime trop sous-estimée, qui doit également affronter ses propres maux de la vie réelle. Le suicide par option que j’ai souvent évoqué depuis des années prend là aussi toute sa place. Les professionnels en psy ont du pain sur la planche afin de soigner ces victimes. Encore faut-il considérer ces victimes et les cyberbullyers.

Nadine Touzeau
Profiler, net-profiler, chercheur en comportement des cybercriminels