L’intrusion cyber en entreprise peut venir de votre salarié piégé en privé!

Un postulat ! Quantité d’articles évoquent le sujet sur le fait qu’aucune entreprise n’est à l’abri et que les employés doivent avoir un comportement adapté afin d‘éviter toute intrusion via un fichier ou lien envoyé par mail principalement.

Même si d’après certains sondages un nombre trop important de salariés ne se sentent pas concernés par le sujet, il n’en demeure pas moins que toute personne qu’elle soit salariée, intérimaire, fournisseur, ou proche du salarié dont la famille sans oublier les dirigeants d’entreprise est une cible potentielle pour les hats !

Mais pas qu’en subissant une arnaque au président, en cliquant sur un lien intrusif, en se faisant introduire discrètement par un grey ou black hat (à parfois ne le découvrir que plusieurs années après !) !

Comment ? Personne n’en parle, par ce que l’humain est une fois de plus effleuré !

Par bouche-à-oreille, je suis très souvent contacté pour dépêtrer des situations d’intrusion par arnaque aux sentiments, vidéos ou photos compromettantes publier  même si la victime n’a jamais fait d’image ou vidéo compromettante, rumeurs lancées et animées,  inscription à son insu sur des sites en inadéquation avec la personne, etc… Tout cela est une atteinte à l’e-réputation le plus souvent. La grande majorité de ces dossiers font l’objet de colère face à l’attitude des forces de l’ordre qui ne peuvent ou n’ont tout simplement pas les moyens voire formations dédiés à la cybercriminalité.

La lenteur juridique n’aidera pas plus ce genre de dossier qui nécessite une action rapide afin d’être efficace. Il faut d’ailleurs prendre cela à sa source et non des menaces, messages négatifs plus tard !

Notre travail de net-profiler permet de stopper très vite ces menaces et rumeurs en analysant le dossier, même par téléphone, afin de trouver la ou les failles et de mettre en œuvre de suite la plupart du temps les actions correctives qui seront pérennes. Le plus amusant dans le dossier c’est quand les victimes vous disent « et c’est tout ? et c’est fini ? ». Oui sauf nouvel élément ou manque.

Toutefois, là où il faut mettre l’accent c’est de vérifier qui est la victime véritablement et beaucoup d’entre-elles ont des liens plus ou moins proches avec des entreprises ou postes plutôt intéressants pour un hat !

Je me rappelle d’un jeune ayant fait à son insu une vidéo compromettante divulguée sur le net si il ne payait pas une rançon qui a fait de suite appel à mes services. En 10 minutes c’était réglé et sans payer la rançon bien évidemment sachant que j’ai préféré attendre une heure

avant de rassurer ce jeune pour garantie. Ce jeune travaille dans une entreprise de type Seveso ! Refusant de payer que lui aurait-on demandé à ce jeune à votre avis! De faire quelques choses d’illicite dans l’entreprise qui l’emploie pour payer la rançon…

Cet exemple reflète une réalité terrain bien plus importante qu’il n’y parait et … non évoquée !

Nadine TOUZEAU
Profiler, net-profilfer, chercheur en comportement des cybercriminels