Articles Tagués ‘chercheur en comportement des cybercriminels’

Son livre « Net-profiling : analyse comportementale des cybercriminels »

Sorti en nov 2015, mon livre scientifique concernant mes travaux de recherches sur le comportement des cybercriminels, « Net-profiling, analyse comportementale des cybercriminels «  s’est vendu à 1000 exemplaires le 11 ème mois de sa parution et est toujours une référence pour comprendre la cybercriminalité.
Best seller au salon de la cybercriminalité, FIC 2016 (record gardé).
Objet d’un mémoire et de nombreuses études scientifiques dans le monde entier créant de belle synergie et l’envie de travailler scientifiquement sur nos découvertes

Disponible sous format #ebook#kindle et #livrepapier sur #amazon

Merci à tous les lecteurs

Lien vente du livre (Kindle ou papier) : https://www.amazon.fr/NET-PROFILING-comportementale-cybercriminels-Nadine-Touzeau/dp/2955453730/ref=tmm_pap_swatch_0?_encoding=UTF8&qid=&sr=

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L’un de mes derniers posts  (posté mi aout) sur LinkedIn a fait un buzz puisqu’il a dépassé  les 117000 vues (à date jour sorti de cet article), 846 like et 101 commentaires.  Ce qui a provoqué bons nombres de réactions en tout genre !

Voici une copie du post :

« Je suis choquée de constater que LinkedIn n’a plus l’image d’un réseau strictement professionnel. Si quelques informations personnelles peuvent être publiées, je n’apprécie pas les posts sexistes, mettant en avant des femmes dans des positions souvent vulgaires, sans intérêt professionnel, sauf à travailler dans l’environnement du sexe et, sauf erreur de ma part, dans mon réseau, il n’y en a pas. Ce genre de comportement est très révélateur dans mon métier et #cybercriminel J’avise donc que je sors de mon réseau toutes personnes qui se risquent à ce genre de déballage . D’abord par ce qu’en tant que femme, je suis agacée par tous ces comportements décalés venant de nombreux hommes et qu’ensuite, j’aime à m’entourer de gens éduqués et respectueux . Ces hommes qui agissent de la sorte ont tendance à critiquer le sexisme !!! D’autres réseaux sociaux me semblent parfaitement appropriés pour ce genre de publication. A bon entendeur ! Nadine Touzeau »

La question non développée dans mon post sur LinkedIn est de sensibiliser sur le fait qu’à titre personnel, je ne voulais plus dans mon réseau professionnel des photos et propos sexistes et vulgaires. Il est à rappeler qu’outre mon éducation et mon respect pour l’Homme, je fais partie des gens qui lutte contre la cybercriminalité, la fraude et corruption.

J’ai appris dernièrement être une influenceuse, toutefois, je ne m’attendais pas à un tel résultat de vues qui prouve que le sujet en interpelle plus d’un. A un tel point que quelques articles en sont sortis depuis dans la presse papier et digitale sachant que de nombreux journalistes suivent les influenceurs.

Un sujet qui justement fait aussi le projet que nous développons avec la société OREKA Ingénierie,  concernant les réels dangers du cyberbullying ou eharcelement (nous sommes en recherche de financement). Une ébauche de teaser existe sachant que la V2 est en cours de réalisation afin d’expliquer ce qu’est un eharcelement, comment on le provoque souvent sans s’en rendre compte et les maux que les victimes endurent. Les cibles sont surtout axées sur les enfants jusqu’aux jeunes adultes.

https://www.youtube.com/watch?v=IUGOZMQ7CmA

Revenons sur ce qu’est le cyberbullying. C’est un délit cyber qui consiste à avoir subi une discrimination, harcèlement, diffamation, rumeur, propos sexiste, insulte, divulgation d’éléments intimes, rabaissement d’une personne, sextape, traque en groupe contre une victime définie telle une tête de turc, etc. en utilisant internet dans le but de la détruire psychologiquement, socialement et professionnellement une personne.  Cela  peut venir d’un inconnu, d’un proche, d’un concurrent, d’un client, d’un troll, d’un jaloux, de gens ayant peur de vous et/ou résultats professionnels,  de journalistes, etc. 

Une courte analyse des commentaires sur mon post a mis en avant ces quelques retours :

  • que je ne savais pas me protéger contre ces cyberbullyers

  • que je faisais un post pour rien tant le sujet est ridicule

  • que c’était bien de le souligner tant les dégâts sont lourds

  • que j’affabulais voire racontais n’importe quoi

  • que je devais me débrider et lire le Kamasutra

  • que je n’avais pas de leçon à donner

  • que je ne devais pas accepter n’importe qui dans mon réseau

  • etc

Mon post a été compris comme si moi-même j’avais été victime de eharcelement, ce qui du reste a été le cas, sauf lorsque j’ai écris ce post ! J’avais au contraire vu un de mes contacts en sécurité se lâcher sur le sujet qui, du reste, attaquait des femmes en sécurité ! Rien à voir avec moi. Ainsi, des interprétations libres ont fusé sans même comprendre le post et en m’insultant : c’est aussi cela du cyberbullying !

Ce qui prouve à quel point le sujet est trop peu considérer. D’où cet article. Je vais illustrer mon propos. Comment peut-être interprétée cette phrase par une femme : « c’est un avion de chasse ! Elle est bonne ! ». Et bien cela dépend de la personne est son humeur. Ensuite, il faut considérer de la manière dont vient le dit-compliment. A quel moment vient le dit-compliment, dans quel contexte, avec quelle voix, ponctué de quels gestes et suivi de quels comportements ! Si l’ensemble est positif, sincère, congruent et dans un esprit constructif, le dit-compliment passera sur quasiment tout profil, quitte à ce qu’il soit éventuellement recadré. Si en revanche certains éléments sont absents ou deviennent absents, il sera considéré comme une insulte, une vexation, un propos mal approprié, etc. Cela blesse dans ce cas-là autant dans le monde réel que virtuel. Sauf que dans le monde virtuel, si ce dit-compliment est véhiculé sur la toile, même si le dit-avion-de-chasse n’est pas nommé, il y aura une réaction stressante. Si en plus de dit-avion-de-chasse est nommé, c’est un cyberbullying ciblé et c’est répréhensible par la loi. Maintenant si on demande à des hommes d’interpréter cette phrase, et du reste tout comme certaines femmes, quelques uns ne seront pas choqués et même s’en amuseront. Ils estimeront que ce n’est rien, pas grave, c’est une boutade justifiée ! Mais qui se souciera de comprendre que cet avion de chasse en a peut être marre de ne pas être considéré comme un être humain avant tout et d’être respecté en tant que tel ! Le stéréotype induit des comportements et a priori qui cache la vérité et vraie nature et provoque des réactions décalées pour toutes parties.

Les dégâts occasionnés des suites de cyberbullying sont très lourds : suicide, dépression, mutilation, stress, démission, repli, perte de travail, perte de confiance en soi et des proches aussi, isolement, mal être …

Ainsi, chasser de mon réseau professionnel des cyberbullyers susceptibles d’atteindre mes contacts, je pense que c’est davantage une sécurité pour éviter que mes contacts soient victimes de eharcelement. Quant à celles et ceux qui critiquent mon comportement, je m’inquiéterai plus à leur place pour leur e-réputation d’avoir jugé ma démarche.

Je suis une victime de eharcelement par la presse qui a été achetée pour me diffamer en montant une histoire inventée de toute pièce sans qu’on m’en demande l’autorisation à le découvrir le jour de la sortie des papiers, me donne ni mon droit de réponse, ni mes droits CNIL. Sans occulter les ignares qui jugeaient sur ces allégations en alimentant la rumeur sur la toile sans réfléchir. Ignares qui du reste depuis ont pour beaucoup changé leur fusil d’épaule. Il faut être fort pour se relever de cela. Je le combats aujourd’hui d’autant que je ne suis pas seule victime de la presse qui répend des rumeurs à coup de cachet pour faire du buzz sans se préoccuper des retombées sur leur victime tout en critiquant le cyberbullying ! Elle montre un exemple que certains réseaux sociaux aiment à laisser courir tel Tweeter, en laissant leurs membres diffamer à tout va, divulguer des éléments confidentiels ou personnels publiquement, détruire des gens, institutions et même pays pour le jeu d’autres sans réfléchir, etc.

J’ai traité de nombreux dossiers de cyberbullying et je lutterai jusqu’à mon dernier souffle dans ce combat. Certains mots font des maux qui détruisent et se guérissent très difficilement sur la toile où tout reste à vie et encore moins sur la victime. Ces maux sont encore à analyser afin d’en comprendre la réelle douleur sur la victime trop sous-estimée, qui doit également affronter ses propres maux de la vie réelle. Le suicide par option que j’ai souvent évoqué depuis des années prend là aussi toute sa place. Les professionnels en psy ont du pain sur la planche afin de soigner ces victimes. Encore faut-il considérer ces victimes et les cyberbullyers.

Nadine Touzeau
Profiler, net-profiler, chercheur en comportement des cybercriminels

Ce #teaser sur le #cyberbullying ou #eharcelement a pour but d’évoquer le sujet plus longuement dans une vidéo plus longue afin de montrer que parfois, sans le vouloir, on soutient le cyberbullying tout en faisant soi-même du e-harcèlement !

A vos commentaires : aimez vous ou pas et avez vous envie d’en savoir plus !

Merci

Nadine Touzeau en partenariat avec OREKA Ingenierie

 

 

A l’ère de WannaCry, ce malware qui a paralysé un nombre incertain de structures diverses et variées au travers le monde, le constat est que les ressources humaines et techniques du monde entier se sont vues piégées par leur incapacité à prédire une attaque d’une telle ampleur. Ou est-ce volontaire ?

La question m’a été posée de savoir comment je considérais cette attaque et quels sont les profils de ces hats (cybercriminels).

Clairement, il s’agit de montrer une prise de pouvoir du monde réel grâce au virtuel par une poignée de génies de différents niveaux, qui ont orchestrés brillamment une nouvelle version d’un Pearl Harbor cybercriminel, montrant que nous n’avons pas la compréhension du pouvoir du cyber espace. Et je n’ai de cesse de le confirmer depuis des années, que tant que nous ne comprendrons pas ce monde et le comportement des personnes y vivant, nous ne les appréhenderons pas. Il est également des questions à soulever autour de l’environnement NSA, entre autres, quel est ce le genre de virus qu’ils sont sensés développer ou encore, comment ces univers réputés ultra protégés et en pointe, se sont-ils fait cyberattaquer  (ce qui prouve bien qu’aucune protection n’est fiable contre les cyberattaques)!

Qui sont ces hats (langage anglosaxon) ou cybercriminels !

Que de profils différents, souvent en lien avec la qualité de leurs délits. Un profil de personne faisant du phishing (white hat) ne sera pas comparable avec un Bogachev, black hat le plus « recherché » du monde (sachant qu’il est connu où il vit). Pour autant il peut exister un lien entre un white hat et un black hat : déléguer des tâches pour mieux atteindre un objectif parfois terroriste !

Souvent considéré comme des mauvaises personnes, des idiots, des ringards, etc, les cybercriminels sont bien plus intelligents et ont développé plusieurs savoirs-êtres, à ne surtout pas sous-estimer.

Les profils d’un white hat ne montrent pas de prouesses techniques, mais davantage de facilités à communiquer et se synchroniser à une personne, sa cible. Il aura l’intelligence de détecter la faille humaine, de s’y engouffrer afin de mieux manipuler la personne sans se considérer comme manipulateur. Certaines cultures, telles africaines, sont plus propices à agir de la sorte.

Alors que le grey hat sera un revanchard, aura un profil malveillant dans le but de faire entendre sa vision des choses, sa version des faits, sa voix. Il peut se révéler un grey hat suite à des heurts, harcèlements, conflits vécus dans le monde de l’entreprise et finaliser son dessein pour se venger. Les ransomware et le cyberbullying sont les armes privilégiées des grey hats.

Enfin le black hat, le génie des cybercriminels, qui entrera partout ou presque, ayant pour mobile de se démarquer et d’être dans le top 10 des hats avant de gagner de l’argent, même si cela le motive aussi. Il aime l’impossible, ce qui est défendu et a un ego plus développé que les autres hats.

es cybercriminels ont développé des intelligences que j’ai regroupées dans une famille en me basant sur les travaux d’Howard Gardner et ses familles d’intelligences, soit l’Intelligence Virtuelle©. En effet, l’espace virtuel reprend des critères de certaines des 8 familles des intelligences d’Howard Gardner en y ajoutant d’autres, tels la création de nouveaux codes, langages et déplacement spatiaux, ne nécessitant pas de bouger et avec une réactivité plus importante que dans le monde réel.

Concernant WannaCry, d’après mes lectures, ce réseau de cybercriminels semble vouloir mettre en évidences les failles d’un système politico-financier, révéler des manipulations, redresser des torts. Ce qui montre à quel point le virtuel autorise des différenciations comportementales. L’humain, dans son essence, demeure et sait utiliser ce virtuel pour aboutir à ses fins dans le monde réel. En effet, les Shadow Brokers, ainsi que se nomment les responsable de Wannacry et de la seconde vague Adylkuzz vendent, sur un réseau visible et accessible par abonnement payant, les données dérobées. Peu s’y aventurent et pour cause, les retombées pourraient être dangereuses.

Les différenciations comportementales dans le virtuel sont nombreuses et en forte croissance, modifiant l’humain, y compris dans son évolution dans l’espace réel. Pour exemple, j’évoquerai l’addiction. Non pas celle de personnes ne pensant qu’à jouer à leur jeu vidéo, mais celles qui ne oeuvrent plus vivre sans avoir un lien avec leur espace virtuel personnel. A un tel point que le téléphone va disparaître au profit des vidéos, tchats et publications en tous genres. Jusqu’à ce que notre hologramme voyage dans l’espace. Ce qui a modifié notre comportement en interagissant en un clic, en manquant de patience devant une réponse attendue, en régissant avec des logos représentant nos émotions, en prenant position sans s’apercevoir qu’on harcèle… L’addiction est telle que maintenant on achète une robe en un clic en traversant la rue, qu’on like un article sans parfois l’avoir lu en entier entre deux mails professionnels, qu’on joue en ligne sur les bancs de la faculté, qu’on vérifie ses comptes bancaires chez le coiffeur, etc. Ces comportements que l’on considère maintenant intuitifs et sans considérer un éventuel danger par ce qu’on vit autour de notre univers connecté.

Le fait d’être connecté n’importe quand, entre dans sa zone de confort niveau 1, c’est-à-dire que l’on considère cet objet connecté tel un confident, un ami, un outil indispensable au même titre que notre cœur, nos poumons, notre cerveau. Il est un élément extérieur faisant parti de nous comme si nous étions nés avec.

théorie Zone Transverse

Théorie comportementale d’un cybercriminel dans l’espace réel. Zone Transverse by Nadine Touzeau

ZONE TRANSVERSE by Nadine TOUZEAU

Ce qui me permet de rebondir sur une des théories que j’ai développées et qui s’appelle la zone transverse©. Cette zone, comme son nom l’indique, consiste à vivre avec aisance comportementale en transversal, pourvu que notre addiction à notre environnement, qui a besoin d’être reliée très rapidement, soit assouvie. Le lieu dans lequel on se trouve importe peu, pourvu que nous restions connectés à satiété. Cette théorie avance aussi des comportements modifiés par rapport à ce que notre univers réel connaissait, surtout pour les cybercriminels. Ces comportements sont nombreux et ont été développés pour parti dans mon livre scientifique sur le sujet (« Net-profiling : analyse comportementale des cybercriminels » : https://www.amazon.fr/NET-PROFILING-comportementale-cybercriminels-Nadine-Touzeau/dp/2955453730/ref=tmm_pap_swatch_0?_encoding=UTF8&qid=&sr=). La zone transverse est un additif aux zones de conforts (1, 2 et 3) à la différence que les zones de conforts sont en pyramidal.

J’y avance également la thèse que l’addiction est née depuis la télévision. En effet, cet instrument a autorisé de se projeter sur des envies, rêves, besoins et vécus de nos vies, au travers d’émissions, propos et autres sujets visuels et auditifs. De fait, une référence, un rêve, une frayeur visionnés, deviennent une part de soi, une considération intégrée, qui fait que certains profils vivent même ces histoires télévisées et se les approprient. La part des choses de faire la différence entre le réel et le virtuel oblige à faire travailler un esprit qui se doit d’être analytique et dénué de potentiel manipulatoire. Autant dire que l’apparition d’internet n’a fait qu’envenimer l’addiction, ajouté à cela les supports développant la manipulation, tels les médias orientés, les télé-réalités et les échanges non réfléchis sur les réseaux sociaux. Pour exemple, il fut une époque ou un meurtrière usant d’une arme blanche contre son compagnon aurait été mise au banc des accusés plutôt qu’adulée voire utilisée en exemple auprès des jeunes !

Cette modification comportementale est liée au manque de potentiel intellectuel et à ce « laisser guider » par un élément extérieur qui nous assiste . Tel le mail, qui en son temps, fut considéré comme une transposition de communication par internet. Bientôt l’Intelligence Artificielle deviendra aussi une béquille, sur laquelle les êtres humains s’appuieront, sans en analyser le bien et le mal, ainsi que sa dangerosité. Notre cerveau développe de nouvelles approches, plus près de ce qui nous assiste plutôt de ce qui doit être réfléchi.

 

Nadine Touzeau
Profiler, net-profiler, researcher in behavior of cybercriminals

Le cybercriminel le plus recherché au monde, Evgeny Bogachev, est décrié négativement dans la presse en mettant en scène des photographies à l’interprétation douteuse. A ces journalistes je pose les questions : étiez-vous présents lors de la prise de ces photos et avez-vous les informations illustrant vos affirmations? Si oui, je serai ravie de les lire.

Il est à Résultat de recherche d'images pour "Bogachev"noter que cela fait des années qu’Evgeny Bogachev est recherché sans avoir été appréhendé sous prétexte, d’après mes lectures, qu’il serait protégé par l’état russe. Toujours est-il qu’il a eut le temps de faire ses délits sans être arrêté ni même inquiété jusqu’à ce que son virus soit détruit.

Le black hat le plus recherché au monde n’est pas aussi vilain que la presse le dépeint.

Ses traits de caractère montrent un homme gentil, généreux, aimant, attachant et attaché. C’est une personne introvertie et secrète, mais qui en effet ne cherche pas à se terrer et n’en a même pas envie. Il n’apprécie pas de faire ce qu’il ne veut pas. C’est un jouisseur, épicurien et amoureux de la vie. Très secret, il parle peu de lui, de ce qu’il fait et de ce qui lui fait mal. Il n’empêche qu’il saurait exploser sa colère à force de l’encaisser, voire être violent physiquement. Est passionné, ne fait pas les choses à moitié, bosseur, vif, dynamique, enjoué, ne se lasse pas sur ce qu’il aime et aime dépasser les limites au delà de l’objectif à atteindre. Ne s’assoie pas sur ses lauriers. Aime la confrontation. Cet homme est en accord avec lui-même. Ses délits peuvent être patriotiques, mais je pense aussi personnels. Il a une revanche ou vengeance à assouvir qui fait que ses cibles ont un point commun autre que leur continent de naissance.

Bon père et époux. Aime sa famille et doit être aimé en retour. Peut être serviable selon la personne pour qui il a envie de l’être. Il pourrait passer pour un homme sans histoire. Il est loyal, fier, engagé. Evgeny Bogachev n’est pas du genre à se laisser marcher sur les pieds et s’ il peut se montrer impulsif, il saura aussi prendre son temps pour rétablir ce qu’il estime son droit.

Ses intelligences sont très développées : logico-analytique, spaciale, interpersonnelle, verbo-linguistique, intra-personnelle, multiples et virtuelle -celle que j’ai crée-. Autant dire que c’est un esprit bouillonnant et brillant avec des potentiels bien plus importants que vous ne l’imaginez. Il ne les affichera que quand vous les découvrirez et aimera à valoriser et accroître le potentiel de ses logiciels malveillants. Il est très probable qu’il continue ses méfaits sous une autre forme plus ou moins connue mais dont sa signature n’a pas été reconnue encore. C’est un imaginatif qui n’hésitera pas à changer son approche pour faire aboutir ses desseins d’accomplir sa mission envers la patrie et lui-même.

Evgeny Bogachev use de ses talents de cybercriminel pour servir ses envies, causes, vengeances, tout en assouvissant ses souhaits de vivre mieux, ses passions, s’offrir ses plaisirs et surement ceux de sa famille. Ce n’est ni la gloire, ni dépasser toute richesse qu’il souhaite mais la satisfaction que son entourage sera heureux aussi matériellement tout en assouvissant ses désirs de faire sa loi, celle de sa patrie peut-être et tant qu’à faire avoir la liberté d’agir en étant considéré comme l’un des meilleurs.  Je pense qu’il a au fil du temps peaufiner ses cibles plus pour se développer, mais aussi se sentir encore plus détaché par rapport au mal fait aux autres. Il ne travaille pas seul, ne cherche pas à mener une équipe et peut travailler sous les ordres de certaines personnes si cela respecte sa cause et qu’on lui laisse la liberté d’action. Son travail est ce qu’il aime, de fait il ne fera pas ce qui le contrarie. Pour autant ce n’est pas un homme à avoir des états d’âme.

Il peut très bien stopper ses méfaits, un temps. Il a besoin de s’occuper, de s’activer et de faire travailler son cerveau. Il aime gagner, accomplir jusqu’au bout sa tâche et la réussir. Il aime aussi narguer et jouer avec ses « ennemis ». Mais attention à ne pas se frotter à lui. Il est du genre à prendre son temps, bien réfléchir et à avoir beaucoup de mémoire. Il est reconnaissant également.

Evgeny Bogachev n’est pas du genre peureux, mais sans activité ou possibilité d’assouvir ses désirs qui sont l’objectif de ses cyber-délits, il perdra sa sérénité.

Il est très malin, sait louvoyer autant dans l’espace réel que virtuel. Aime à évacuer, se libérer, se vider souvent telle une drogue. Il pourrait avoir une addiction voire une perversion. Il est sur de lui et aime défier. Ne s’avoue pas facilement vaincu. Cherche de la reconnaissance pas forcément publiquement, plutôt dans son univers personnel et professionnel. Adore être surpris et peut apprécier l’excès.

Intellectuellement fin mais pas forcément en terme de goût pour quoique ce soit ni en terme de présentation. A une éducation « standard ». Ne se cultive que sur ce qui l’intéresse et plus particulièrement sur son métier et ses cibles. Aime ce qui est voyant, brillant, excessif pour afficher ses succes stories surtout.

Bien évidemment je ne puis adhérer à ses délits. Toutefois le considérer comme un ringard comme j’ai lu et d’autres mots peu élogieux est sous-estimer ou provoquer l’individu. Le sous-estimer serait perdre du temps sur son délit en cours ou à venir. Le provoquer ne servira qu’à le faire sourire par ce qu’il ne perdra pas son temps avec ce qu’il considère comme médiocre ou petit. Il sait qui il est avec fierté.

Protégé, il est difficile de l’appréhender, c’est évident, sauf à le piéger sur ses failles.

Nadine TOUZEAU
Profiler, net-profiler, chercheur en comportement des cybercriminels

 

 

 

 

Quel que soit l’acte commis, c’est un être humain qui l’accomplit. Si un acte malveillant est commis par un robot, le robot ne fait qu’exécuter ce que l’humain a conçu.

Si ce constat est intégré, il n’en demeure pas moins que même juridiquement, on considère peu l’humain. En investigations, on ne s’appuie que sur des preuves techniques à valeurs juridiques, ce qui bien souvent induit en erreur pour des personnes voulant faire inculper un coupable tout désigné ou faire croire à un acte passé pour suicide, accident, par exemple détournant de l’acte tel qu’il a été commis, soit un homicide déguisé.

Avant de considérer une scène avec victime, un délit, si les preuves Forensic techniques sont indéniablement importantes, les Forensic comportements ne sont pas à négliger. Tout élément relevé, une position du corps, la façon dont les objets sont placés, les vêtements rangés dans une pièce, la voiture telle qu’elle est garée, etc, donne des détails sur le profil des personnes impliquées. Rien ne doit être négligé.

L’une des affaires qui a montré de telles différences entre la conclusion de l’enquête (probablement orientée) et le Forensic comportemental relevé est celle d’Agen (2013). Je dispose encore des éléments juridiques de la gendarmerie, donc les croquis que je ne compte pas afficher dans cet article pour des raisons évidentes. Cette affaire avait été conclue en « hypothèse suicide ». Le corps de l’enfant était ventre au sol, droit avec la hanche gauche légèrement relevée, les pieds écartés totalement sur l’extérieur, les bras relevés à l’équerre, les doigts légèrement recroquevillés face à terre et le visage légèrement penché sur la gauche aussi. Le point d’entrée du fusil était à bout touchant sur le téton gauche avec point de sortie milieu du dos (proche colonne vertébrale)  et plus bas que l’axe du téton. Ce qui suppose que l’enfant tenait le fusil en l’air et décalé sur la gauche. Une trajectoire inhabituelle et confirmée par des légistes avec qui j’avais échangé à l’époque. Le balisticien confirmait que la longueur du bras permettait à l’enfant de tenir l’arme dans cette position. Mais il affirmait aussi que se suicider de cette manière soit inconfortable sans avoir aucun exemple de la sorte dans les affaires qu’il avait traitées. Si cette indication donnée par cet expert ne pouvait suffire à faire une preuve, bien d’autres allaient suivre lors des collectes d’informations que nous avons faites en équipe durant 4 mois de mission.

Il n’est pas question d’entrer dans les détails qui seront dans mon livre en cours d’écriture, mais de se poser juste quelques questions de bon sens :

  • comment un corps peut-être ventre à terre, bien droit après avoir eu un impact de coup de fusil au niveau du coeur? Ne devait-il pas au contraire tomber sur le côté ou à l’arrière, version plus évidente?
  • comment le fusil (très lourd) pouvait-il se retrouver à presque 1 mètre du corps de la victime alors que l’arme des suicidés est toujours près d’eux, voir sur eux?
  • comment la victime s’est retrouvée face  à terre en se faisant tirer par devant s’il n’y avait pas a minima une seconde personne pour le pousser en avant?
  • pourquoi les mains de la victime sont faces au sol, doit contre terre, de chaque côté du visage s’il tenait l’arme?
  • les pieds écartés indiquent-ils une position debout en tenant le fusil en l’air décalé sur la gauche pour se suicider ? Ne serait-pas plutôt une position à genoux qui exigent une assise du corps par la position des pieds souvent écartés, qui collerait avec les mains qui devaient être derrière la tête ou en position prière?
  • La suite dans mon livre.

Rien que ces éléments relevés, et cela a été validé par des anglo-saxons habitués à des dossiers plus « sensibles », supposent à remettre en cause les conclusions des gendarmes en « hypothèse suicide ». Je précise que je n’ai rien contre les gendarmes qui ont fait ce travail, ni les personnes qui ont travaillé sur ce dossier. Je confirme que leur conclusion ne peut  être en toute logique recevable. S’ils disposaient d’un Forensic comportemental, leur travail aurait pris une autre tournure et probablement qu’ils auraient constaté que le passif de délinquant du père avec ses malversations avec un lien avec la mort de l’enfant. Il existe d’autres preuves sur ce sujet.

Lorsque l’on investigue sur un quelconque délit, même cyber, l’humain doit non seulement être pris en compte, mais être prioritaire. D’abord par ce qu’on donne des éléments complémentaires parfois presque les seuls (comme nous l’avons vécu en Afrique Noire avec des gendarmes et policiers dénués de Forensic techniques !) afin d’aider à résoudre l’affaire. Ensuite par ce que l’humain informe sans être présent par des objets, traces, type de victime, façon de commettre le délit, lieu, période, mode opératoire, signature, etc. Enfin par ce que ces éléments seront tous analysés même si l’un d’entre eux semble sans importance, souvent celui écarté par les enquêteurs.

La complexité de l’être humain est certes ardue à apprendre, comprendre et analyser, mais riche d’enseignements et de fait, d’information sur les dossiers que nous avons à traiter. Partir du postulat que chaque être humain est unique, que nous ne devons pas considérer que l’affaire ressemble à, que nous ne devons pas juger ou se laisser influencer de quelque manière que ce soit, qu’il nous faut rester humble et neutre, qu’il nous fait faire équipe avec les autres professionnels impliqués dans le dossier, notre travail révélera les personnes impliquées dans chaque acte commis. Les profils en seront plus détaillés à autoriser plus vite l’issue du dossier.

Résultat de recherche d'images pour "robot humain"En cyber, la complexité ne vient pas du manque de preuves ou des orientations commises par le délinquant pour tenter de déjouer les conclusions de l’enquête (rappelons que les délits sont rarement avec homicide!), cela vient du fait que l’espace cyber autorise tout et n’importe quoi que le réel canaliserait ou rendrait ridicule. Si les cyberdélinquants s’y cachent bien plus que dans le réel (pour raisons évidentes !) , certains d’entre-eux ne sont pas assez discrets pour se cacher. Certes les fautes d’orthographe, quelques indications peuvent dire d’où vient le hat, qui il est, mais cela ne suffit pas sur la majorité des affaires qui obligent à analyser bien au delà de ces quelques signes de bases pour révéler un hat. Le clavier va mettre en avant des comportements concernant le délinquant, parfois même des attentions. Certes c’est plus difficile que dans le monde réel. Toutefois, cela reste dans l’ensemble plus rapide que les IP relevés par exemple. Des exemples d’affaires montrant que les orientations n’allaient pas dans le bon sens sont fréquentes, tristement, par ce qu’il n’est pas assez considéré que le virtuel autorise des modifications comportementales parfois très importantes. Mais entrer en contact avec le hat, de quelque manière que ce soit, nous donne des indications et nous permet même d’anticiper certaines choses, de comprendre son réseau et ses objectifs. L’approche est concrètement différente que dans le réel et le travail de collecte d’informations et d’analyse aussi. Ce qui fait que le résultat sera plus long qu’un profilage tel que je le pratique et sera présenté, ainsi que je le nomme, en dents de scie à l’équipe. C’est à dire par morceaux disparates et parfois non synchronisés.

Alors quand je lis qu’un robot pourrait être jugé, je m’inquiète de la tournure que la justice donne et comment de fait, peut-elle intégrer l’humain dans leur justice. Je m’inquiète d’autant plus que plus que ce robot pourrait être considéré incontrôlable par un être humain qui l’a conçu en connaissance de cause, mais en se dissociant des actes commis par le robot. C’est grave ! Car cet humain restera libre de continuer ses méfaits probablement amélioré du retour par expérience juridique !

Au delà de tout cela, quelle place mettons nous au coeur de la délinquance et pour qui, dans quel intérêt finalement?!

Nadine TOUZEAU
Profiler, net-profiler, chercheur en comportement des cybercriminels

Petite piqûre de rappel !

Il y a quelques mois, lorsque l’Europe a connu une vague migratoire sans précédent (qui était connue bien avant par les services sécuritaires), des vidéos de ces migrants circulaient et j’avais repéré en tant que profiler, des profils « malveillants ». Je me rappelle en avoir fait part publiquement, mais aussi dans mon entourage professionnel côté sécuritaire.

Vainement !

Afficher l'image d'origineSauf les personnes qui savent comment je travaille et connaissent mes résultats ont pris sérieusement en compte mes propos, ajoutant : « on ne peut rien faire ». La sécurité se doutait qu’il y avait des « mauvais profils » qui entreraient sur les territoires européens, sans imaginer le réel flux, la quantité importante de personnes malveillantes.

Trois signes majeurs que nous avons relevés sur les premières vidéos montrant les premiers migrants mettaient la puce à l’oreille :

  • Il y a une trop forte majorité de jeunes gens, en âge de se battre et défendre leur pays et trop peu de femmes et d’enfants. Pour mieux comprendre mon propos, demandez à vos parents comment ils agiraient si la guerre survenait demain en France : les femmes et les enfants seraient mis à l’abri.
  • Il est noté le port de vêtements de belle qualité voire de marque (probablement des contrefaçons, ce qui est usuel en Afrique) et des téléphones portables dernier cri. Vivez en Afrique pour comprendre combien on gagne surtout en péridoe de guerre…
  • Peu de profils affichaient un amaigrissement ou des traits tirés de véritables souffrances.

Inutile de faire le tour des nombreuses presses qui scandaient la terreur de ces migrants jusqu’au petit Aylan dont le père turc ne fuyait pas la guerre en Syrie : une belle supercherie médiatique à des fins malveillantes pour démontrer que tout, absolument tout, a été fait pour que ces migrants entrent dans nos maisons. Qui osait et ose encore critiquer les migrants devient systématiquement raciste et la cible des défendeurs de ces migrants! Au nom des Droits de l’Homme en France !

En toute logique, un chef d’Etat se doit de protéger son pays et son peuple avant toute chose et, d’analyser toute éventualité d’intégration de migrants, surtout lorsque le pays est sensibilisé par une sécurité très vacillante. La volonté de faire venir ces migrants est réelle puisque je le rappelle, l’Europe et chacun de ses états connaissaient depuis plusieurs mois (comment cacher ces regroupements de personnes sur les satellites par exemple!) ce flux estimé à l’époque à plus de 2.5 millions de personnes venant de plusieurs pays d’Afrique.

D’autres questions peuvent se poser à chacun d’entre-nous :

  • Pourquoi prendre le risque de passer la méditerranée et ne pas aller dans les pays du Golf plus facilement accessibles et aisés avec un fort besoin de main d’oeuvre par exemple?
  • Pourquoi il y a très peu de syrien sachant que des femmes syriennes ont pris les armes contre l’EI sur leur territoire, par exemple?
  • Pourquoi des migrants « choisissaient » des pays précis de destination alors que lorsqu’on fuit un pays, sauf à avoir des attaches dans un autre pays et se rapprocher de ses proches, on ne recherche que la paix ?!
  • etc

De nombreux délits allant de mettre le feu dans leur foyer, cambrioler, voler et/ou violer des femmes et mineurs sont commis dans les pays accueillants ces migrants. Pourquoi agir ainsi dans un pays qui sort les migrants de la « stupeur et la guerre » comme écrivait la presse ? Un comportement inadéquat avec un réfugié politique qui fuit la guerre de son pays ! En revanche, ce genre d’acte développe l’insécurité dans le pays d’accueil en paix et autorise à créer une réelle auprès du peuple. 

Je fais partie des rares personnes qui disaient que ces flux migratoires commandités dans un but de détruire nos pays, notre culture ont permis de faire entrer des quantités impressionnantes :

  • d’infiltrés qui ont pour but de renseigner et appuyer tout acte violent commis par les leurs sans être forcément de leur famille
  • des dormants qui aident et protègent les personnes commettants les actes malveillants
  • des terroristes en moins grand nombre, protégés par les infiltrés et dormant (entre autre)

Sachant que ces trois typologies activent et développent des réseaux sur notre territoire auprès des personnes y vivant déjà, par manipulation ou pression.

Une poignée de migrant mérite que nous les accueillons, mais aucun contrôle réel n’a été fait sur ces migrants. Pire, lorsque le camp de Calais a été démantelé, aucune empreinte digitale n’a été relevée ou identité n’a été réellement vérifiée. La grande majorité des migrants qui ont quitté Calais se sont enfuis de leur lieu de destination sans que nous sachions véritablement où ils sont.

Personnellement je refuse d’afficher « Ich bin ein Berliner »ou de mettre une bougie en mémoire des dernières victimes d’attentats terroristes du 19 décembre 2016, soit à Berlin et l’ambassadeur de Russie à Ankara. Je refuse bien que ma compassion va auprès des familles. Nos cultures et nos pays n’ont pas besoin de bougies pour protéger les leurs, pour sécuriser les nôtres, pour accomplir notre devoir comme nos aïeuls l’ont fait.

Je fais partie des rares personnes qui ont avisé en temps et en heure, preuves à l’appui et qu’on a refusé d’entendre jusqu’à me créer une fausse affaire (sur laquelle je rédige un livre aujourd’hui : « l’affaire d’Agen : mon droit de réponse« ), à me faire une mort sociale, à tenter d’abîmer mon image et ma réputation. Mon potentiel a détecté en quelques secondes des profils suspects n’intéressent pas les hauts responsables de notre sécurité en France. J’ai même entendu certains hauts fonctionnaires dire qu’on ne pouvait appréhender les terroristes aussi facilement : faux ! Je peux faire et ils le savent. Un autre de ces hauts fonctionnaires m’a dit qu’on ne voulait pas intégrer le prédictif pour le moment ! Ayez la franchise de dire cela en regardant droit dans les yeux les membres des familles des victimes et aux blessés !

En France, nous avons les moyens de se passer de compétences comme la mienne. Comme m’ont affirmé depuis quelques années plusieurs personnes dans des services sécuritaires d’états français et américain  : « On fait intervenir en France des profilers américains  qui n’ont pas votre potentiel ! C’est incompréhensible! ».

Nous n’avons plus les moyens de nous passer de TOUTES les compétences et cerveaux nécessaires pour combattre cette guerre qui est autant dans le réel que virtuel.

Nadine Touzeau
Profiler, net-profiler, chercheur en comportement des cybercriminels