Articles Tagués ‘#cybercriminal’

L’e-réputation est souvent un mot que l’on apprend à ses dépens lorsqu’on est soi-même victime de cyberbullying, diffamation ou d’une presse payée pour vous détruire (ce dont j’ai été victime, ce pour quoi je vais vous faire partager également ma propre expérience). C’est l’image de notre société d’aujourd’hui : reprendre des écrits dans la presse sans les contrôler, voire les analyser, diffamer envers une personne sans la connaître, critiquer un restaurant sans y avoir mis les pieds, commenter un produit parfois sans l’avoir acheté, sur la toile, sans preuve ni même une once de réflexion. Et faute de scandale à véhiculer, la presse en invente afin de développer son tirage sans se préoccuper des retombées pour les victimes, des individus (trolls) rédigent des faux commentaires afin de buzzer ou aider la concurrence ou encore par pure bêtise. Un cercle vicieux en somme à des fins de tenir ses lecteurs / followers y compris intellectuellement dans une spirale de plus en plus destructrice de l’homme qu’internet favorise.

Des injures, portes professionnelles fermées, doutes, incompréhensions, mort sociale, perte d’ami, souffrances de vos proches surtout vos enfants, s’ensuivent par ce que votre image a été entachée sur la toile alors que la plupart du temps, vous n’avez rien commis. H 24 et dans le monde entier cela reste visible, lisible et sauf à pouvoir vous défendre (en général on vous met une pression pour ne pas vous défendre telle que celle que j’ai subi qui consistait à me rappeler que j’avais deux beaux enfants, et, on vous refuse votre droit de réponse malgré le respect du droit bien appliqué), vous devez le subir avec tout ce que cela implique. Durant des années, certains vous juge coupable alors que vous n’êtes qu’une victime !

Nous devons vivre avec sans pouvoir nous défendre, sans pouvoir nous expliquer, en étant incriminés de toute part par des inconnus qui ne connaissaient qu’une seule version et s’autorisent à vous diffamer en s’appuyant des propos lus ou entendus dans la presse. Nous sommes bafoués avec des propos allant parfois jusqu’à écrire des menaces de mort véhiculées sur des forums. Nos proches ne comprennent pas tant nous sommes différents de ce que les cyberbullyers écrivent sur les réseaux sociaux ou les journalistes dans les journaux, propos qui n’ont rien à voir avec la personne que nous sommes. A devenir déboussolé, à en perdre pied. Certains remontent la pente d’autres perdent la vie. Dans tous les cas on laisse beaucoup de plumes au tapis. Et on se reconstruit pour ceux qui le peuvent. Même si on s’en sort, rien n’est assuré que cela ne se reproduise pas. Pour autant, une seconde fois ferait perdre toute crédibilité surtout quand la première n’en avait déjà pas (ce qui est souvent le cas puisque l’on trouve des incongruences qui se justifient et démontent du reste !). Du jour au lendemain, sans savoir d’où cela provient, sans même comprendre pourquoi, on se retrouve lynché sur la toile par des inconnus. Personne n’est à l’abri, privé, public, élu, chef d’entreprise, chercheur, artisan, libéraux…. PERSONNE.

Depuis quelque temps, les gens se rendent compte que la presse ment, qu’elle oriente, cache, embellit, détourne, évite, encense ou diffame sur tout ou n’importe quoi. On s’acharne sur une personne, avec les gros titres chaque jour, qui sera déboutée par la suite en ayant un encart noyé entre les décès et vente de voitures (l’affaire Fillon pour exemple) ! Les lecteurs ne sont plus dupes pour la plupart par ce que beaucoup cherchent à comprendre et recoupent les informations, d’autres ont vécu des faits narrés différemment dans la presse (13 novembre, attentats de Paris, j’ai entendu des témoins présents au stade de France et nous savions pour les mutilés du Bataclan dont le nombre de victimes approche des 300), certains trouvent trop grosse la couleuvre à avaler (attentat du 11 septembre à NY trop controversé), quant à d’autres ils considèrent improbables certains faits (récemment le supposé suicide du juge Lambert) !  Finalement, puisque la presse montre l’exemple, pourquoi les gens n’en feraient pas autant ! Les trolls se sont développés de cela aussi et s’en donnent à coeur joie. Sans oublier d’autres risques e-réputation plus fréquents tel un client mécontent qui ne prendra aucun gant pour dire ce qu’il a à dire envers une entreprise ou un produit qui n’a pas répondu à ses attentes. Que cela soit vrai ou pas, le commentaire sera posté et lu par tous.

Karpesky estimait il y a un 2 ans que d’ici à 3 ans 95% des entreprises dans le monde seraient victimes de cyberbullying et devraient travailler leur e-réputation.

Il est de plus en plus connu que ces faits existent. Les personnes dotées d’intelligences analytiques considèrent ces cyberbullying usant notamment de la presse afin de cimenter l’objectif de nuire envers une personne qui dérange. Qu’importe si les preuves n’existent pas, les rumeurs vont bon train sur les réseaux sociaux surtout Tweeter, considéré comme le réseau social le plus polémique.

Lorsque la presse vous diffame, les sociétés d’e-réputations ne sont pas en mesure de nettoyer votre réputation au regard de cela ni même la CNIL. La raison est simple : la presse a tout pouvoir au nom de sa liberté. Qu’importe qu’elle fût payée pour vous détruire, qu’elle ne dispose pas de preuves, qu’elle oriente des faits réels et confidentiels, elle a tous les droits. Et je suppute qu’elle sait remonter le référencement de ses articles à la surface à des fins d’appuyer votre destruction. Comprenons donc aussi qu’elle a le droit accordé et reconnu de vous détruire et de vous harceler en ligne, alors que cette même presse critiquera tout cyberbullying !

La concurrence, souvent initiatrice de cyberbullying, oeuvrera pour votre destruction de réputation en ligne. Nous avons constaté que les trolls publient des faux commentaires sur votre hôtel, votre produit, votre entreprise, votre association, votre enfant, voire votre personne. Le doute s’installe systématiquement face au lecteur non avisé et surtout non réfléchi. Le client mécontent ou déplaisant saura trouver les mots pour dévaloriser votre service, les défauts de votre établissement, les failles de votre structure. Parfois en rapportant ce qu’il a entendu et non vécu !

J’ai entendu des entrepreneurs me dire qu’ils s’en fichaient, que ça passerait ! Peut-être ou pas ! Personnellement, je n’ai pas vu d’aspects positifs à l’entreprise victime de trolls et autres cyberbullyers. Ces commentaires servent aussi à d’autres cybercriminels… dont pour le ransomware!

Le commentaire peut être supprimé parfois, mais tout reste sur internet. Dans tous les cas, le chiffre d’affaires, la réputation et notoriété diminuent à vous en faire perdre parfois la santé, ou la vie !

Vos propres collaborateurs rentrant du travail se défoulent sur les réseaux sociaux et se livrent à des propos souvent anodins, parfois confidentiels sur leur journée de travail comme ils discutent avec leur proche dans leur salon. La toile garde tout et analyse chaque propos (n’oublions pas l’IA qui ne sert pas qu’à des aspects positifs), les véhicule, les déforme, les développe. C’est ainsi qu’on se retrouve à lire sur Tweeter qu’un restaurant Kebab est fermé pour cause de manquement à l’hygiène après que son propriétaire se rende compte qu’il n’avait plus de client alors que l’établissement tournait à plein régime. C’est ainsi qu’on perd des marchés et contrats (parfois signés!), affichant 40% de perte de chiffre d’affaires avec les incidences de perdre sa femme et sa maison, pour s’apercevoir que des jaloux (l’homme en question est un VIP) voulaient la notoriété et des parts de marché sur le même secteur géographique. C’est ainsi que la restauratrice à Nice lors de l’attentat de Nice s’est vue lynchée sur la toile pour être une méchante qui refusait de protéger des passants, alors qu’elle ne faisait que répondre aux ordres des forces de l’ordre de protéger les siens (B.A. BA en sécurité !).

La bêtise sur la toile est sans limite et obstrue la réflexion des internautes! Un mot, et le déclencheur se met en place pour révéler sa vraie nature sur la toile. Alors que dans le monde réel les agissements seraient tout autre et exigeraient plus de réflexion, voire d’analyse avant d’acter. La lâcheté se révèle également d’autant qu’ils s’autorisent à diffamer, injurier derrière l’écran alors que de visu ils en seraient incapables.

La surprise, l’effroi, l’horreur sont autant d’émotions premières face à ces diffamations. La perte de contrôle, le questionnement du « pourquoi moi », le  » comment je vais faire? », le « ce n’est pas possible! », surviennent avec un stress important. Il faut dans tous les cas gérer, affronter cela au cas par cas selon qui vous êtes, votre environnement, la cible et ses objectifs. Ce dernier point est crucial afin de limiter les dégâts à venir et que cela ne se reproduise.

L’e-réputation n’est pas à négliger et tout comme la sécurité, il vaut mieux prévenir que guérir. Les dégâts peuvent être très lourds voire irréversibles. Il est à noter que bien souvent une mauvaise réputation sur la toile se découvre en dernière minute (tel découvrir sur Google un faux commentaire), face à des faits concrets dans l’espace réel (telle la perte de contrats signés), constatant une fuite de son entourage (sextape filmée à son insu et divulguée à ses proches ayant un impact dans la vie professionnelle aussi), et combien d’autres cas qu’ont vécu notamment mes clients !

Tous s’accordent à dire qu’ils n’ont pas pensé à bien gérer leur image sur le web. Ce n’est pas facile ! Ce n’est pas intuitif ! Souvent on ne comprend même pas l’impact de nos publications sur les réseaux sociaux ou notre site web. On réagit tel dans l’espace réel sans se rendre compte que nos actes web vont dans le virtuel et ne sont pas interprétés bien souvent comme on le voudrait.

Se faire insulter dans la rue n’a qu’une faible incidence localisée et souvent retombant rapidement. Une insulte sur la toile a des répercussions sur tout ce que vous possédez de matériel, votre image, votre intellect, vos émotions, votre moral, votre santé, votre famille, vos amis, vos collègues. TOUT avec assurance de s’envenimer pour un temps incertain et long. La mesure temporelle et l’impact dans le virtuel n’ont pas d’égal dans le réel.

A défaut d’être concrètement protégé, que notre droit à l’image soit traité de façon neutre et objective, il faut apprendre cet espace virtuel et adopter notre communication visuelle, verbale en conséquence et selon ce que nous sommes et représentons. Il faut anticiper, repenser sa communication, informer et former. Guérir dans l’espace virtuel est un parcours du combattant semé d’embûches qui ne sera jamais propre. Alors protégez-vous, formez-vous, évaluez votre e-communication autant que possible avant qu’il ne soit trop tard.

Nadine TOUZEAU
Profiler, net-profiler, chercheur en comportement des cybercriminels

Résultat de recherche d'images pour "re reputation"

Le cybercriminel le plus recherché au monde, Evgeny Bogachev, est décrié négativement dans la presse en mettant en scène des photographies à l’interprétation douteuse. A ces journalistes je pose les questions : étiez-vous présents lors de la prise de ces photos et avez-vous les informations illustrant vos affirmations? Si oui, je serai ravie de les lire.

Il est à Résultat de recherche d'images pour "Bogachev"noter que cela fait des années qu’Evgeny Bogachev est recherché sans avoir été appréhendé sous prétexte, d’après mes lectures, qu’il serait protégé par l’état russe. Toujours est-il qu’il a eut le temps de faire ses délits sans être arrêté ni même inquiété jusqu’à ce que son virus soit détruit.

Le black hat le plus recherché au monde n’est pas aussi vilain que la presse le dépeint.

Ses traits de caractère montrent un homme gentil, généreux, aimant, attachant et attaché. C’est une personne introvertie et secrète, mais qui en effet ne cherche pas à se terrer et n’en a même pas envie. Il n’apprécie pas de faire ce qu’il ne veut pas. C’est un jouisseur, épicurien et amoureux de la vie. Très secret, il parle peu de lui, de ce qu’il fait et de ce qui lui fait mal. Il n’empêche qu’il saurait exploser sa colère à force de l’encaisser, voire être violent physiquement. Est passionné, ne fait pas les choses à moitié, bosseur, vif, dynamique, enjoué, ne se lasse pas sur ce qu’il aime et aime dépasser les limites au delà de l’objectif à atteindre. Ne s’assoie pas sur ses lauriers. Aime la confrontation. Cet homme est en accord avec lui-même. Ses délits peuvent être patriotiques, mais je pense aussi personnels. Il a une revanche ou vengeance à assouvir qui fait que ses cibles ont un point commun autre que leur continent de naissance.

Bon père et époux. Aime sa famille et doit être aimé en retour. Peut être serviable selon la personne pour qui il a envie de l’être. Il pourrait passer pour un homme sans histoire. Il est loyal, fier, engagé. Evgeny Bogachev n’est pas du genre à se laisser marcher sur les pieds et s’ il peut se montrer impulsif, il saura aussi prendre son temps pour rétablir ce qu’il estime son droit.

Ses intelligences sont très développées : logico-analytique, spaciale, interpersonnelle, verbo-linguistique, intra-personnelle, multiples et virtuelle -celle que j’ai crée-. Autant dire que c’est un esprit bouillonnant et brillant avec des potentiels bien plus importants que vous ne l’imaginez. Il ne les affichera que quand vous les découvrirez et aimera à valoriser et accroître le potentiel de ses logiciels malveillants. Il est très probable qu’il continue ses méfaits sous une autre forme plus ou moins connue mais dont sa signature n’a pas été reconnue encore. C’est un imaginatif qui n’hésitera pas à changer son approche pour faire aboutir ses desseins d’accomplir sa mission envers la patrie et lui-même.

Evgeny Bogachev use de ses talents de cybercriminel pour servir ses envies, causes, vengeances, tout en assouvissant ses souhaits de vivre mieux, ses passions, s’offrir ses plaisirs et surement ceux de sa famille. Ce n’est ni la gloire, ni dépasser toute richesse qu’il souhaite mais la satisfaction que son entourage sera heureux aussi matériellement tout en assouvissant ses désirs de faire sa loi, celle de sa patrie peut-être et tant qu’à faire avoir la liberté d’agir en étant considéré comme l’un des meilleurs.  Je pense qu’il a au fil du temps peaufiner ses cibles plus pour se développer, mais aussi se sentir encore plus détaché par rapport au mal fait aux autres. Il ne travaille pas seul, ne cherche pas à mener une équipe et peut travailler sous les ordres de certaines personnes si cela respecte sa cause et qu’on lui laisse la liberté d’action. Son travail est ce qu’il aime, de fait il ne fera pas ce qui le contrarie. Pour autant ce n’est pas un homme à avoir des états d’âme.

Il peut très bien stopper ses méfaits, un temps. Il a besoin de s’occuper, de s’activer et de faire travailler son cerveau. Il aime gagner, accomplir jusqu’au bout sa tâche et la réussir. Il aime aussi narguer et jouer avec ses « ennemis ». Mais attention à ne pas se frotter à lui. Il est du genre à prendre son temps, bien réfléchir et à avoir beaucoup de mémoire. Il est reconnaissant également.

Evgeny Bogachev n’est pas du genre peureux, mais sans activité ou possibilité d’assouvir ses désirs qui sont l’objectif de ses cyber-délits, il perdra sa sérénité.

Il est très malin, sait louvoyer autant dans l’espace réel que virtuel. Aime à évacuer, se libérer, se vider souvent telle une drogue. Il pourrait avoir une addiction voire une perversion. Il est sur de lui et aime défier. Ne s’avoue pas facilement vaincu. Cherche de la reconnaissance pas forcément publiquement, plutôt dans son univers personnel et professionnel. Adore être surpris et peut apprécier l’excès.

Intellectuellement fin mais pas forcément en terme de goût pour quoique ce soit ni en terme de présentation. A une éducation « standard ». Ne se cultive que sur ce qui l’intéresse et plus particulièrement sur son métier et ses cibles. Aime ce qui est voyant, brillant, excessif pour afficher ses succes stories surtout.

Bien évidemment je ne puis adhérer à ses délits. Toutefois le considérer comme un ringard comme j’ai lu et d’autres mots peu élogieux est sous-estimer ou provoquer l’individu. Le sous-estimer serait perdre du temps sur son délit en cours ou à venir. Le provoquer ne servira qu’à le faire sourire par ce qu’il ne perdra pas son temps avec ce qu’il considère comme médiocre ou petit. Il sait qui il est avec fierté.

Protégé, il est difficile de l’appréhender, c’est évident, sauf à le piéger sur ses failles.

Nadine TOUZEAU
Profiler, net-profiler, chercheur en comportement des cybercriminels

 

 

 

 

A la lecture de la presse, seul élément dont je dispose, ce cas est intéressant pour une raison évidente : on utilise le mot de cybercriminalité pour des délits commis à l’aide de connexions internet (ou intra réseau) sachant qu’il n’y a que très rarement des crimes physiques. Si le terrorisme provoque des tueries de masse ou individuelles, il est rare de constater une personne non affiliée au terrorisme mettre en oeuvre une telle opération telle que celle de Munich. Au regard du taux de la cybercriminalité, les décès sont très faibles.
Le constat est que la plupart des délinquants dans le monde réel ont transporté leur activité dans l’espace virtuel. Les chiffres de la délinquance dans le monde réel ont du reste diminué au profit de la cybercriminalité qui connait une croissance impressionnante de par les potentiels, interactivité, manque de sécurité, etc qu’offre l’espace virtuel. Surtout, on s’y sent caché !
Ainsi, tuer à l’aide de l’espace virtuel peut se comprendre avec l’achat d’une arme sur le darkweb, comme ce jeune David Ali Sonboli. Là où cela devient plus ingénieux, c’est le piège tendu pour attirer ses victimes, via Facebook, l’un des plus célèbres réseaux sociaux qui existent! L’utilisation de Facebook pour un jeune est presque innée, et, de fait, il attirera plus facilement des gens de son âge. Donc ce choix d’environnement n’est pas surprenant. L’approche avec ces jeunes, encore une fois à la lecture des éléments dont je dispose, semble liée à des déclencheurs que David Ali Sonboli a du vivre. Il est plutôt certain que le tueur aurait fini par se venger envers les personnes qui l’ont harcelé : Munich n’aurait été qu’un test s’il ne s’était pas suicidé.
Cette fascination de deux tueurs de masse avec analyse d’un dossier de celui qui a mis fin à ses jours, donne des similitudes profils du tueur de Munich avec ces tueurs. Mais n’ont-elles pas été créées au fil des éléments  relevés par le tueur de Munich !
Le fait de ne pas être identifié auprès des siens, une enfance marquée par des rejets, une recherche de se faire comprendre au travers d’un repère extrême et proche de ses aspirations. La préparation de son acte alimente d’autant ses rejets voire peurs surtout si d’autres se sont greffées depuis. Quant à l’acte suicidaire, que représente-t-il si ce n’est l’achèvement de se sentir rejeté sans considérer une moindre issue ! Ses repères familiaux ne semblent pas avoir de poids afin d’éviter un tel acte.
Est ce qu’en tant que net-profiler, j’aurai pu déceler le profil de David Ali Sonboli ?
Sur photo, son profil c’est certain sans forcément prédire d’un tel acte. En analysant son faux profil Facebook, je pense en effet que plusieurs indicateurs auraient montré son instabilité. J’imagine qu’il a dû tenir des propos et poster des posts incongruents qui auraient révélé sa nature et peut-être ses intentions.  Mais pouvait-il être le centre de tout face au terrorisme qui est une priorité? Tout est une question de volonté, moyens et de formation.
Un harcèlement non résolu, non pardonné peut provoquer de terribles maux qui touchent directement la victime. Selon son état avant harcèlement, selon son profil et la puissance du harcèlement subit, la victime cherchera à évacuer et retrouver son image, son honneur. L’acte est selon moi en ce sens même le suicide puisqu’ainsi que je l’écrivais, David Ali Sonboli ne voyait pas d’issue. Sa vie s’était tournée vers l’acte de vengeance. Les profils des suspects ont des liens avec ce que le tueur a subi, soit relayant des informations contre le tueur, soit connaissant des harceleurs, soit ayant l’intention ou commis des actes proches des personnes ayant harcelé le tueur.
Pourquoi un lieu public?
Pour que la réparation se fasse à grande échelle et montrer qu’il n’est pas celui que les harceleurs disaient.
L’analyse de l’environnement physique a t-elle était faite par le tueur? Je n’en suis pas certaine. Le choix du Mac Donald’s est aussi en lien avec ses propres habitudes tout comme Facebook (ou rejet si les parents refusaient de l’y emmener). Un tueur dans le monde réel repère majoritairement les lieux même brièvement avant de commettre son acte. Il se met en danger physiquement en se montrant. Le tueur de Munich l’a-t-il fait ? Je pense qu’il connaissait les lieux et s’est plus servi plus d’un google earth que d’y aller physiquement pour préparer cela.
Nadine TOUZEAU
Profiler, net-profiler, chercheur en comportement des cybercriminels

Ce cas est très intéressant puisque le profil de ce cybercriminel ne montre pas e signe suicidaire, mais en revanche beaucoup de signes relatifs à mes travaux de recherches comportementaux sur les cybercriminels.

Autre élément non négligeable est que le syndrome d’Asperger présente des similitudes avec mes théories du comportement des cybercriminels. Sachant que cet individu est aussi dyslexique (sans connaître sa forme de Dys mais nécessairement proche du surdoué), le fait de se suicider sous peine d’être extradé est un leurre.

3500https://www.theguardian.com/uk-news/2016/jun/28/lauri-love-hacking-trial-extradition-united-states-nasa?CMP=Share_AndroidApp_

Il n’a rien de suicidaire dans son profil (base photo support média en lien). En revanche, des signes montrent en effet une fragilité psychologique ( mais cela a été identifié). Toutefois, je ne crois pas Laurie Love sur son envie de se suicider. Ce hat a un potentiel important, est haut de sa personne, ne se considère pas comme ayant fait des choses mauvaises, recommencera ses méfaits, ne supportera pas d’être isolé des ses connexions internet, est plutôt négociateur, ne supporte pas de quitter sa bulle.

Quitter son environnement déjà avec son syndrome Asperger, c’est compliqué, mais en plus être déconnecté de ce qu’il aime et le valorise lui est insurmontable. La menace suicide est à mon avis là.

Nadine TOUZEAU
Net-profiler, chercheur en comportement des cybercriminels

extrait livre "Net-profiling : analyse comportementale des cybercriminels"

extrait livre « Net-profiling : analyse comportementale des cybercriminels »

 

citation Nadine TOUZEAU extraite livre Net-profiling analyse comportementale des cybercriminels

Voici la couverture (création Katherine de Chaillé) de mon livre « Net-Profiling : l’analyse comportementale des cybercriminels » ©. en format Kindle.

Nadine Touzeau net-profiler

Nadine Touzeau net-profiler
Couverture format Kindle « Net-Profiling : l’analyse comportementale des cybercriminels » ©. Le livre de Nadine TOUZEAU

Le livre est également disponible par clé USB au format carte de visite avec dédicace, réservez le!

Nadine Touzeau net-profiler Couverture format clé USB

Nadine Touzeau net-profiler
Couverture format clé USB « Net-Profiling : l’analyse comportementale des cybercriminels » ©. Le livre de Nadine TOUZEAU

Edition sous maximum 15 jours

Profilement Vôtre

Nadine TOUZEAU
Profiler, net-profiler

A la lecture de cet article, sans être le premier dans ce genre de registre, je réagis sur le différentiel d’interprétation des actes effectués à l’encontre du site de rencontres extra conjugales d’Ashley Madison, Avid Life Media.

ashley-madison-travelling-man

Ces hats (et non des hackers, la différence est que le hacker est le « gentil », le hat le « méchant »), ne considèrent pas leur acte comme étant criminel, de fait. D’abord par ce qu’ils ont dénoncé une fraude et qu’il n’y a pas de crime dans le sens physique.

Relevons les points suivants :

– intrusion informatique sur des données personnelles et confidentielles qui sont sensées en effet être répréhensibles de par l’illégalité de cette intrusion non autorisée.
– un hat n’est pas reconnu légitime de jouer les Robin des Bois du net sans autorisation légale, ce qui d’ailleurs ferait de lui un hacker.
– les données révélées sont non seulement des fraudes, mais aussi des atteintes importantes aux moeurs puisque sur un continent pudibond culturellement concernant la religion catholique.
– des vies privées sont exposées sur la toile avec des informations encore plus difficiles à lessiver puisqu’il s’agit de penchant sexuels et infidélités, outre les données personnelles des victimes.
– la notoriété de la structure Ashley Madison est mise à mal sur plusieurs axes dont la fraude.

Ce que je note à la lecture de ces éléments est que ces Robins des Bois du net pourraient très bien être l’une ou plusieurs des femmes de clients d’Avid Life Media.Une vengeance puisque les données entières ont été révélées sur le web en justifiant la fraude avec des propos tels que, je cite : « Tant pis pour ces hommes, ce sont des ordures qui ne méritent aucune discrétion. Tant pis pour ALM, vous avez promis la confidentialité mais ne l’avez pas mise en pratique« . Les propos tels que révélés dans cet article ne peuvent mettre en avant un crime.

Alors crime ou hacktivisme!!!! Je dirais concernant ce cas juste vengeance pour rééquilibrer surtout la rancœur de nombreuses épouses trompées. Il n’y a pas meilleur enquêteur et vengeur qu’une femme trahie.

http://www.latribune.fr/technos-medias/donnees-les-pratiques-douteuses-des-sites-de-rencontres-exposees-au-grand-jour-499483.html

Nadine TOUZEAU
Profiler, net-profiler

>>>>>>>>>>>>>>>

After reading this article, without being first in such register, I react to the differential interpretation of acts carried out against the extra marital dating site Ashley Madison, Avid Life Media.

These hats (not hackers, the difference is that the hacker is « the good one », not the hat), do not consider their act as criminal, indeed. First by what they denounced a fraud and that there was no crime in the physical sense.

Note the following:

– Computer intrusion on personal and confidential data that are meaningful indeed be reprehensible by the illegality of the unauthorized intrusion.
– A hat is not recognized legitimate to play Robin Hood of the net without legal authorization, which also would make him a hacker.
– The revealed information is not only fraud, but also important Sexual Offences in a continent culturally prudish about the Catholic religion.
– Private lives are exposed to the web with even more difficult to clean information as it comes to sexual addiction and infidelity, in addition to the personal data of victims.
– Awareness of the Ashley Madison structure is harmed on several axes including fraud.

What I note from reading these elements is that these web Robin Hoods _ could very well be one or more women customers of Avid Life Media. Revenge since the entire data have been revealed on the web justifying fraud with remarks such as, I quote. « So much for the men, they are scums deserve no discretion So much for ALM, you promised confidentiality but have not put into practice. « The words as tey stand revealed in this article can only highlight a crime.

So crime or hacktivism !!!! I would say about this case just revenge to rebalance especially hard feelings many deceived wives. There is no better investigator and avenger a woman betrayed.

Nadine TOUZEAU
Profiler, net-profiler