Articles Tagués ‘e-harcèlement’

Il n’est pas question de défendre un candidat plus qu’un autre. Cet article à pour objectif de mettre en avant un petit retour d’une de mes analyses sur des lecteurs de droite et de gauche que j’en ai juste pour réfléchir et par ce que cela m’interpelle.

Je cite : « Barrage à l’extrême droite », « Tout sauf la finance qui nous gouverne », « Emmanuel Macron c’est François Hollande bis », « Marine Le Pen c’est le racisme », « Seul Emmanuel Macron défend les valeurs de la république », etc. Déballage classique des dents affûtées pour défendre son camp, j’ai reçu les mêmes lorsque j’ai publié mes profils des candidats politiques !

A ce titre, j’en profite pour remercier les milliers de lecteurs dans le monde entier qui m’ont suivi lors des publications des profils des candidats aux élections présidentielles sachant que cela a permis à certain de faire leur choix. Vous m’en voyez ravie, mon objectif a donc été atteint au delà de mes espérances. Merci à vous.

Certes je vote, en revanche, je ne fais pas de politique. Une dizaine de personnes m’a du reste reproché de mettre en avant un candidat plus qu’un autre sans objectivité puisque presque tous mes profils des candidats aux présidentielles ont reçu ces reproches.  Lisez bien mes introductions avant chaque article publié afin de comprendre que notre approche se doit d’être dénuée d’a priori, envie, affectif, jugement. On se doit d’être factuel sur des signes collectés sur la personne profilée que nos résultats (nous) plaisent ou non et être au plus proche de la neutralité dont dénué de ce que nous aimons. En revanche, ainsi que j’ai l’usage de le dire, si je commets une erreur, je suis prête à l’entendre avec objectivité et des mesures concrètes sachant que concernant mes profils des candidats (entre 30 et 40% de ce que j’ai voulu dévoiler pour des raisons évidentes sachant aussi que j’usais de mots choisis – texte sous forme de rapport tel que transmis à mes clients, les profils doivent être courts, concis et rapides à lire pour mise en pratique de suite. J’ai laissé des fautes d’orthographe et je vous en présente mes excuses : ces profils ont été faits en plus de mon travail -mieux rédigé- sachant que j’ai un handicap visuel et ai une dyslexie, des éléments bien connus en principe qu’il semble que je doive rappeler!)  ont été validés par les concernés ou des proches.

Tout cela afin de rebondir sur ce déballage sur les réseaux sociaux proches du cyberbullying souvent par de reproches, vulgarités envers l’un ou l’autre camp des finalistes aux élections présidentielles françaises. Je dirais même surtout contre Marine Le Pen. Donc une haine contre presque un quart des français, soit presque autant que ceux qui ont voté pour Emmanuel Macron ! Reprenons le contexte ! Il y a eu une mobilisation massive de la population pour choisir un candidat représentant et dirigeant notre pays. 4 gagnants en sorte de 4 univers différents avec 4 programmes différents. Soit environ 25% de la population souhaite un univers « politique » pour diriger notre pays. Il n’en reste que deux qui ne peuvent pas satisfaire environ 50% de la population sachant que 10 à 20% de ces 50 % ne seront pas offusqués de voter pour l’un ou l’autre des candidats.  Des électeurs à considérer ! De fait, les propos haineux que je vois circuler s’intègrent-ils dans un objectif de construire notre pays de demain ! N’est-ce pas l’objectif de ces élections? Ne devons-nous pas nous remettre en question et faire sur soi ce que nous exigeons et attendons de ces candidats?

Petit rappel : la France est (pour moi était) le pays des Droits de l’Homme qui au nom des valeurs de la République (à redéfinir pour la France à mon sens ou changer de mot) exige une liberté d’expression, le respect du peuple au nom de la démocratie. Je pose la question : est-ce démocratique de se moquer des électeurs des candidats critiqués ! Avez-vous analysé les incidences sur ces électeurs! Comment pensez-vous qu’ils vont réagir ? Pensez-vous que c’est la préoccupation d’un français de voir autant de critiques et e-harcèlements sur la toile?

Ensuite, pourquoi Marine Le Pen serait-elle non démocratique et pourquoi Emmanuel Macron représente-t-il les valeurs de la République? En disant cela, je ne prends absolument pas position, simplement n’est-ce pas une discrimination? Volontaire je le concède à des fins politiques, mais est-ce que cette attitude représente notre démocratie qui se veut à défaut se doit d’être un exemple ? De la même manière, bien que, et je l’ai écrit dans son profil, Emmanuel Macron représente la finance qui prend le pouvoir officiellement de la politique française, sera-t-il aussi proche des « valeurs » de François Hollande par ce qu’il a été son ministre ! Le juger est-ce démocratique?

Puisque le français veut du changement, pourquoi dénigrer le peuple, les électeurs, qui ont voté tant d’univers différents dont seulement 24% sur tous les votes cumulés du 1er tour seront satisfaits du résultat (sachant que 49% d’après les sondages ne sont pas certains de ce choix !) !  Que fait-on de ses nombreux autres électeurs : eux aussi on les range dans une case comme on sait si bien faire en France ! Est-ce un comportement républicain ! Est-ce en respect des droits de l’Homme ! Comment pensez-vous que ces électeurs vont se comporter, vont apprécier ces propos haineux souvent étant de la désinformation? Comment les fédérer, gagner leur confiance et le « gouverner » ensuite? Des éléments nécessaires pour reconstruire notre pays.

Ayant des amis en Norvège j’ai découvert que dans ce (très beau) pays, on respecte toutes les opinions des électeurs et on s’accorde à gouverner en ce sens. Regardez comment fonctionne la Norvège, si cela peut permettre d’ouvrir un peu la France sur l’acceptation des idées d’autrui sans jugement.

Élever le débat ne fait pas oublier que les jeux semblent être déjà faits.

Nadine TOUZEAU
Profiler, Net-profiler, chercheur en comportement des cybercriminels

 

Le harcèlement est enfin reconnu dans notre pays à en être intégré dans les RPS. Il reste très probablement du chemin à faire afin d’en peaufiner son encadrement et sa résolution. L’essentiel est que cette reconnaissance soit enclenchée.

Il est évident que la cybercriminalité doit faire étendre cette reconnaissance sur le e-harcèlement ou le harcèlement en utilisant internet, sous quelque forme que ce soit.

Dans mon livre, « Net-profiling : analyse comportementale des cybercriminels », j’évoque ce sujet.

N’oublions pas qu’une personne fragile pour diverses raisons est la cible idéale. Commettre des (e-)harcèlements sur un profil « bien dans sa tête » ne prendra pas aussi facilement ! Un harcèlement subit a un impact violent qu’il soit fait dans le monde réel ou dans le monde virtuel. Toutefois, il est souvent relevé à juste titre que la différence est notoire entre les deux univers. En voici quelques raisons.

Harcèlement

Il est nécessaire tout d’abord intégrer que le cyberharcelement ou cyber harcèlement est effectué par un être humain malveillant ou maladroit (ce qui est plus rare), soit une personne qui vit dans le monde réel. Le ressenti n’est pas évident sur une victime de e-harcelement surtout si elle ne peut l’identifier.

Dans le monde réel, être victime de harcèlement se fait sur un univers clos et visible : on connaît l’endroit et on voit les personnes tout en s’en imaginant parfois de façon exagérée l’étendue. L’identification est plus simple à faire dans notre cerveau et sur notre affectif. Le fait de savoir où cela se passe aide à évaluer du harcèlement à la douleur qu’elle procure. On mesure sa zone spatiale bien plus facilement que dans le virtuel.

Mais ce que le virtuel autorise et toutes personnes malveillantes l’ont bien compris, c’est que les coups bas sont faciles. Pour une raison trop souvent occultée, l’avatar est activé pour se venger dans un univers sans frontières, limite et transversal. Je m’explique. Si une personne souhaite se venger de vous, dans le monde réel elle devra soit vous affronter seule et si vous avez du répondant ça sera plus difficile, soit devoir appuyer sa vengeance en s’entourant d’autres personnes pensant comme elle ou lui, ce qui sera plus contraignant pour la victime de se défendre. Alors que dans le monde virtuel, il suffit juste de se lâcher et sortir tout ce qu’on n’oserait pas dans le monde réel jusqu’à parfois se cacher sous une identité quelconque.

Ne pas mesurez qui est derrière cela et pourquoi on n’ose vous faire ceci est terriblement frustrant pour la victime. Comment répondre objectivement? Qui nous prend au dépourvus? Pourquoi moi? Est-ce que je connais la personne? Est ce vrai ! …

Les mesures dont nous disposons dans le monde réel n’ont plus court d’autant que la victime a rarement les moyens de répondre face à l’avatar du contexte ! C’est même l’un des objectifs ; faire en sorte que la victime soit sonnée brutalement sur un court terme sans pouvoir se débattre, tel un K-O sans s’imaginer devoir monter sur un ring !

Il est à noter aussi que le fait de répandre les propos et actes de harcèlement sur la toile envenime la chose sur les profils publics qui seront témoins involontaires de la situation… Internet à favorisé cette option dont les auteurs en mesure rarement la portée à le regretter bien souvent. Toutefois, chaque témoin de ce e-harcelement sera rarement silencieux puisque le jeu sera mené par le harceleur de façon à impliquer d’autres personnes dans ses actes manipulateurs. Les témoins se verront dans l’obligation de s’engager afin d’aider le harceleur qui sera positionné en victime, le rôle du manipulateur!  Ce qui entraînera d’autres rebonds de violences verbales difficiles à accepter par la vraie victime venant de gens qui ne la connaissent même pas et pourtant la juge!

La violence verbale est sur les 5 toxicités « parentales » de Susan Forward, la pire de toute. Les mots ont de lourds maux qu’ils faut soigner sans en négliger les impacts à long terme.

Enfin, la presse aime à monter en épingle les victimes de ces e-harcèlements dont certaines ont mis fins à leur jour. S’est-elle elle-même posé la question si elle ne faisait pas aussi du e-harcelement en ligne en proférant des propos sans preuve sur des personnes à qui on refuse une écoute? Le propre même de l’investigation qui exige aussi d’être au plus près de la neutralité !

Nadine TOUZEAU
Profiler, Net-profiler, Chercheur en comportement des cybercriminels

Le harcèlement est enfin reconnu dans notre pays à en être intégré dans les RPS. Il reste très probablement du chemin à faire afin d’en peaufiner son encadrement et sa résolution. L’essentiel est que cette reconnaissance soit enclenchée.

Il est évident que la cybercriminalité doit faire étendre cette reconnaissance sur le e-harcèlement ou le harcèlement en utilisant internet, sous quelque forme que ce soit.

Dans mon livre, « Net-profiling : analyse comportementale des cybercriminels », j’évoque ce sujet.

N’oublions pas qu’une personne fragile pour diverses raisons est la cible idéale. Commettre des (e-)harcèlements sur un profil « bien dans sa tête » ne prendra pas aussi facilement ! Un harcèlement subit a un impact violent qu’il soit fait dans le monde réel ou dans le monde virtuel. Toutefois, il est souvent relevé à juste titre que la différence est notoire entre les deux univers. En voici quelques raisons.

Il est nécessaire tout d’abord intégrer que le e-harcelement est effectué par un être humain malveillant ou maladroit (ce qui est plus rare), soit une personne qui vit dans le monde réel. Le ressenti n’est pas évident sur une victime de e-harcelement surtout si elle ne peut l’identifier.

Dans le monde réel, être victime de harcèlement se fait sur un univers clos et visible : on connaît l’endroit et on voit les personnes tout en s’en imaginant parfois de façon exagérée l’étendue. L’identification est plus simple à faire dans notre cerveau et sur notre affectif. Le fait de savoir où cela se passe aide à évaluer du harcèlement à la douleur qu’elle procure. On mesure sa zone spatiale bien plus facilement que dans le virtuel.

Mais ce que le virtuel autorise et toutes personnes malveillantes l’ont bien compris, c’est que les coups bas sont faciles. Pour une raison trop souvent occultée, l’avatar est activé pour se venger dans un univers sans frontières, limite et transversal. Je m’explique. Si une personne souhaite se venger de vous, dans le monde réel elle devra soit vous affronter seule et si vous avez du répondant ça sera plus difficile, soit devoir appuyer sa vengeance en s’entourant d’autres personnes pensant comme elle ou lui, ce qui sera plus contraignant pour la victime de se défendre. Alors que dans le monde virtuel, il suffit juste de se lâcher et sortir tout ce qu’on n’oserait pas dans le monde réel jusqu’à parfois se cacher sous une identité quelconque.

Ne pas mesurez qui est derrière cela et pourquoi on n’ose vous faire ceci est terriblement frustrant pour la victime. Comment répondre objectivement? Qui nous prend au dépourvus? Pourquoi moi? Est-ce que je connais la personne? Est ce vrai ! …

Les mesures dont nous disposons dans le monde réel n’ont plus court d’autant que la victime a rarement les moyens de répondre face à l’avatar du contexte ! C’est même l’un des objectifs ; faire en sorte que la victime soit sonnée brutalement sur un court terme sans pouvoir se débattre, tel un K-O sans s’imaginer devoir monter sur un ring !

Il est à noter aussi que le fait de répandre les propos et actes de harcèlement sur la toile envenime la chose sur les profils publics qui seront témoins involontaires de la situation… Internet à favorisé cette option dont les auteurs en mesure rarement la portée à le regretter bien souvent. Toutefois, chaque témoin de ce e-harcelement sera rarement silencieux puisque le jeu sera mené par le harceleur de façon à impliquer d’autres personnes dans ses actes manipulateurs. Les témoins se verront dans l’obligation de s’engager afin d’aider le harceleur qui sera positionné en victime, le rôle du manipulateur!  Ce qui entraînera d’autres rebonds de violences verbales difficiles à accepter par la vraie victime venant de gens qui ne la connaissent même pas et pourtant la juge!

La violence verbale est sur les 5 toxicités « parentales » de Susan Forward, la pire de toute. Les mots ont de lourds maux qu’ils faut soigner sans en négliger les impacts à long terme.

Enfin, la presse aime à monter en épingle les victimes de ces e-harcèlements dont certaines ont mis fins à leur jour. S’est-elle elle-même posé la question si elle ne faisait pas aussi du e-harcelement en ligne en proférant des propos sans preuve sur des personnes à qui on refuse une écoute? Le propre même de l’investigation qui exige aussi d’être au plus près de la neutralité !

Nadine TOUZEAU
Profiler, Net-profiler