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L’e-réputation est souvent un mot que l’on apprend à ses dépens lorsqu’on est soi-même victime de cyberbullying, diffamation ou d’une presse payée pour vous détruire (ce dont j’ai été victime, ce pour quoi je vais vous faire partager également ma propre expérience). C’est l’image de notre société d’aujourd’hui : reprendre des écrits dans la presse sans les contrôler, voire les analyser, diffamer envers une personne sans la connaître, critiquer un restaurant sans y avoir mis les pieds, commenter un produit parfois sans l’avoir acheté, sur la toile, sans preuve ni même une once de réflexion. Et faute de scandale à véhiculer, la presse en invente afin de développer son tirage sans se préoccuper des retombées pour les victimes, des individus (trolls) rédigent des faux commentaires afin de buzzer ou aider la concurrence ou encore par pure bêtise. Un cercle vicieux en somme à des fins de tenir ses lecteurs / followers y compris intellectuellement dans une spirale de plus en plus destructrice de l’homme qu’internet favorise.

Des injures, portes professionnelles fermées, doutes, incompréhensions, mort sociale, perte d’ami, souffrances de vos proches surtout vos enfants, s’ensuivent par ce que votre image a été entachée sur la toile alors que la plupart du temps, vous n’avez rien commis. H 24 et dans le monde entier cela reste visible, lisible et sauf à pouvoir vous défendre (en général on vous met une pression pour ne pas vous défendre telle que celle que j’ai subi qui consistait à me rappeler que j’avais deux beaux enfants, et, on vous refuse votre droit de réponse malgré le respect du droit bien appliqué), vous devez le subir avec tout ce que cela implique. Durant des années, certains vous juge coupable alors que vous n’êtes qu’une victime !

Nous devons vivre avec sans pouvoir nous défendre, sans pouvoir nous expliquer, en étant incriminés de toute part par des inconnus qui ne connaissaient qu’une seule version et s’autorisent à vous diffamer en s’appuyant des propos lus ou entendus dans la presse. Nous sommes bafoués avec des propos allant parfois jusqu’à écrire des menaces de mort véhiculées sur des forums. Nos proches ne comprennent pas tant nous sommes différents de ce que les cyberbullyers écrivent sur les réseaux sociaux ou les journalistes dans les journaux, propos qui n’ont rien à voir avec la personne que nous sommes. A devenir déboussolé, à en perdre pied. Certains remontent la pente d’autres perdent la vie. Dans tous les cas on laisse beaucoup de plumes au tapis. Et on se reconstruit pour ceux qui le peuvent. Même si on s’en sort, rien n’est assuré que cela ne se reproduise pas. Pour autant, une seconde fois ferait perdre toute crédibilité surtout quand la première n’en avait déjà pas (ce qui est souvent le cas puisque l’on trouve des incongruences qui se justifient et démontent du reste !). Du jour au lendemain, sans savoir d’où cela provient, sans même comprendre pourquoi, on se retrouve lynché sur la toile par des inconnus. Personne n’est à l’abri, privé, public, élu, chef d’entreprise, chercheur, artisan, libéraux…. PERSONNE.

Depuis quelque temps, les gens se rendent compte que la presse ment, qu’elle oriente, cache, embellit, détourne, évite, encense ou diffame sur tout ou n’importe quoi. On s’acharne sur une personne, avec les gros titres chaque jour, qui sera déboutée par la suite en ayant un encart noyé entre les décès et vente de voitures (l’affaire Fillon pour exemple) ! Les lecteurs ne sont plus dupes pour la plupart par ce que beaucoup cherchent à comprendre et recoupent les informations, d’autres ont vécu des faits narrés différemment dans la presse (13 novembre, attentats de Paris, j’ai entendu des témoins présents au stade de France et nous savions pour les mutilés du Bataclan dont le nombre de victimes approche des 300), certains trouvent trop grosse la couleuvre à avaler (attentat du 11 septembre à NY trop controversé), quant à d’autres ils considèrent improbables certains faits (récemment le supposé suicide du juge Lambert) !  Finalement, puisque la presse montre l’exemple, pourquoi les gens n’en feraient pas autant ! Les trolls se sont développés de cela aussi et s’en donnent à coeur joie. Sans oublier d’autres risques e-réputation plus fréquents tel un client mécontent qui ne prendra aucun gant pour dire ce qu’il a à dire envers une entreprise ou un produit qui n’a pas répondu à ses attentes. Que cela soit vrai ou pas, le commentaire sera posté et lu par tous.

Karpesky estimait il y a un 2 ans que d’ici à 3 ans 95% des entreprises dans le monde seraient victimes de cyberbullying et devraient travailler leur e-réputation.

Il est de plus en plus connu que ces faits existent. Les personnes dotées d’intelligences analytiques considèrent ces cyberbullying usant notamment de la presse afin de cimenter l’objectif de nuire envers une personne qui dérange. Qu’importe si les preuves n’existent pas, les rumeurs vont bon train sur les réseaux sociaux surtout Tweeter, considéré comme le réseau social le plus polémique.

Lorsque la presse vous diffame, les sociétés d’e-réputations ne sont pas en mesure de nettoyer votre réputation au regard de cela ni même la CNIL. La raison est simple : la presse a tout pouvoir au nom de sa liberté. Qu’importe qu’elle fût payée pour vous détruire, qu’elle ne dispose pas de preuves, qu’elle oriente des faits réels et confidentiels, elle a tous les droits. Et je suppute qu’elle sait remonter le référencement de ses articles à la surface à des fins d’appuyer votre destruction. Comprenons donc aussi qu’elle a le droit accordé et reconnu de vous détruire et de vous harceler en ligne, alors que cette même presse critiquera tout cyberbullying !

La concurrence, souvent initiatrice de cyberbullying, oeuvrera pour votre destruction de réputation en ligne. Nous avons constaté que les trolls publient des faux commentaires sur votre hôtel, votre produit, votre entreprise, votre association, votre enfant, voire votre personne. Le doute s’installe systématiquement face au lecteur non avisé et surtout non réfléchi. Le client mécontent ou déplaisant saura trouver les mots pour dévaloriser votre service, les défauts de votre établissement, les failles de votre structure. Parfois en rapportant ce qu’il a entendu et non vécu !

J’ai entendu des entrepreneurs me dire qu’ils s’en fichaient, que ça passerait ! Peut-être ou pas ! Personnellement, je n’ai pas vu d’aspects positifs à l’entreprise victime de trolls et autres cyberbullyers. Ces commentaires servent aussi à d’autres cybercriminels… dont pour le ransomware!

Le commentaire peut être supprimé parfois, mais tout reste sur internet. Dans tous les cas, le chiffre d’affaires, la réputation et notoriété diminuent à vous en faire perdre parfois la santé, ou la vie !

Vos propres collaborateurs rentrant du travail se défoulent sur les réseaux sociaux et se livrent à des propos souvent anodins, parfois confidentiels sur leur journée de travail comme ils discutent avec leur proche dans leur salon. La toile garde tout et analyse chaque propos (n’oublions pas l’IA qui ne sert pas qu’à des aspects positifs), les véhicule, les déforme, les développe. C’est ainsi qu’on se retrouve à lire sur Tweeter qu’un restaurant Kebab est fermé pour cause de manquement à l’hygiène après que son propriétaire se rende compte qu’il n’avait plus de client alors que l’établissement tournait à plein régime. C’est ainsi qu’on perd des marchés et contrats (parfois signés!), affichant 40% de perte de chiffre d’affaires avec les incidences de perdre sa femme et sa maison, pour s’apercevoir que des jaloux (l’homme en question est un VIP) voulaient la notoriété et des parts de marché sur le même secteur géographique. C’est ainsi que la restauratrice à Nice lors de l’attentat de Nice s’est vue lynchée sur la toile pour être une méchante qui refusait de protéger des passants, alors qu’elle ne faisait que répondre aux ordres des forces de l’ordre de protéger les siens (B.A. BA en sécurité !).

La bêtise sur la toile est sans limite et obstrue la réflexion des internautes! Un mot, et le déclencheur se met en place pour révéler sa vraie nature sur la toile. Alors que dans le monde réel les agissements seraient tout autre et exigeraient plus de réflexion, voire d’analyse avant d’acter. La lâcheté se révèle également d’autant qu’ils s’autorisent à diffamer, injurier derrière l’écran alors que de visu ils en seraient incapables.

La surprise, l’effroi, l’horreur sont autant d’émotions premières face à ces diffamations. La perte de contrôle, le questionnement du « pourquoi moi », le  » comment je vais faire? », le « ce n’est pas possible! », surviennent avec un stress important. Il faut dans tous les cas gérer, affronter cela au cas par cas selon qui vous êtes, votre environnement, la cible et ses objectifs. Ce dernier point est crucial afin de limiter les dégâts à venir et que cela ne se reproduise.

L’e-réputation n’est pas à négliger et tout comme la sécurité, il vaut mieux prévenir que guérir. Les dégâts peuvent être très lourds voire irréversibles. Il est à noter que bien souvent une mauvaise réputation sur la toile se découvre en dernière minute (tel découvrir sur Google un faux commentaire), face à des faits concrets dans l’espace réel (telle la perte de contrats signés), constatant une fuite de son entourage (sextape filmée à son insu et divulguée à ses proches ayant un impact dans la vie professionnelle aussi), et combien d’autres cas qu’ont vécu notamment mes clients !

Tous s’accordent à dire qu’ils n’ont pas pensé à bien gérer leur image sur le web. Ce n’est pas facile ! Ce n’est pas intuitif ! Souvent on ne comprend même pas l’impact de nos publications sur les réseaux sociaux ou notre site web. On réagit tel dans l’espace réel sans se rendre compte que nos actes web vont dans le virtuel et ne sont pas interprétés bien souvent comme on le voudrait.

Se faire insulter dans la rue n’a qu’une faible incidence localisée et souvent retombant rapidement. Une insulte sur la toile a des répercussions sur tout ce que vous possédez de matériel, votre image, votre intellect, vos émotions, votre moral, votre santé, votre famille, vos amis, vos collègues. TOUT avec assurance de s’envenimer pour un temps incertain et long. La mesure temporelle et l’impact dans le virtuel n’ont pas d’égal dans le réel.

A défaut d’être concrètement protégé, que notre droit à l’image soit traité de façon neutre et objective, il faut apprendre cet espace virtuel et adopter notre communication visuelle, verbale en conséquence et selon ce que nous sommes et représentons. Il faut anticiper, repenser sa communication, informer et former. Guérir dans l’espace virtuel est un parcours du combattant semé d’embûches qui ne sera jamais propre. Alors protégez-vous, formez-vous, évaluez votre e-communication autant que possible avant qu’il ne soit trop tard.

Nadine TOUZEAU
Profiler, net-profiler, chercheur en comportement des cybercriminels

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Je suis ravie ! Toutefois j’attire l’attention sur plusieurs points :

  • Qui analysera les vidéos même si il n’y a eu aucune interpellation, aucun accrochage, afin d’être dans le proactif sur des zones sensibles?
  • Juridiquement comment cela va t’il se gérer?
  • Pour être efficace en proactivité voire prédictif, les professionnels qui analyseront ces vidéos devront être formés à la détection de signes, est-ce prévu?
  • Si tel est le cas, reconnaîtrons-nous enfin en France les sciences du comportement pour compléter le Forensic dénué de ceci actuellement?

http://www.bfmtv.com/societe/les-cameras-bientot-generalisees-sur-les-policiers-925086.html

A suivre

Nadine TOUZEAU
Analyste comportemental, profiler, net-profiler

VIDEO ON POLICEMEN IN FRANCE

I am glad ! However, I draw the attention to several points:

> Which will analyze the videos even if there was no interpellation, no attachment, in order to be proactive on sensitive areas?
> Legally how will you handle it?
> To be efficient in proactivity and even predictive, professionals who analyze these videos should be trained to detect signs, is it planned?
> If this is the case, shall we finally recognize in France behavioral sciences to complement the Forensic devoid of this now?

Nadine TOUZEAU
Behavior analyst, profiler, net-profiler

Dominique Legrand, Président de l’AN2V  (association nationale de la vidéoprotection : http://www.an2v.org), m’a demandé de visionner les vidéos de Cécile Bourgeon, mère de la regrettée petite Fiona, afin de savoir s’il y avait possibilité de déceler rapidement les mensonges de Cécile Bourgeon.

Dominique Legrand a souhaité que je fasse partager mon travail. J’ai choisi cette vidéo, ci-dessous en lien, puisqu’elle permet de voir Cécile Bourgeon à quelques jours des faits et un mois après les faits. Je précise que j’ai pris en compte, comme usuellement, (sans possibilité de vérification de ma part) le fait qu’il semblerait que Cécile Bourgeon se drogue. J’ai intégré aussi sa troisième grossesse. Ces éléments intégrés, je n’ai pas trouvé d’informations modifiant ou tronquant le comportement de Cécile Bourgeon, surtout concernant la drogue. Je précise également que j’ai visionné toutes les vidéos que j’ai pu trouver sur YouTube afin de me faire une idée du schéma de Cécile Bourgeon, n’ayant pas d’autres possibilités pour le faire.

https://www.youtube.com/watch?v=xkrhA6WOY9o

A 0,01mn, la vidéo montre le visage de Cécile Bourgeon commentée par un journaliste constatant le désarroi et l’angoisse sur le visage de la mère recherchant son enfant Fiona. Ce qui est absolument faux puisqu’aucune expression n’apparaît sur le visage de Cécile Bourgeon, contrairement à son avocat d’ailleurs. A cette seconde-là,  le doute existe sur l’inquiétude réelle exprimée par Cécile Bourgeon alors que de telles circonstances vécues à chaud devraient montrer des expressions relatives à l’évènement.

Il me parait impossible de s’arrêter sur cette image pour stopper toutes recherches d’incongruence entre des expressions verbales ou non. Je continue donc la lecture de cette vidéo en imaginant que nous fonctionnons tels les Anglo-saxons, soit à la recherche de la preuve.

À 0,06mn, Cécile Bourgeon a la tête baissée en se déplaçant d’un pas vif, là encore, le visage demeure sans expression. Quel que soit le laps de temps entre les deux images qui peuvent très bien ne pas se suivre, cette tête baissée se verra souvent dans les vidéos prises à chaud, soit quelques jours après les faits réels survenus sur sa fille Fiona. Est-ce du remords, de la honte, de la culpabilité ? Est-ce pour cacher quelque chose ? Là encore, ce n’est pas une attitude de « gêne » qui devrait apparaitre chez une mère qui vient de se faire kidnapper son enfant. Sauf si… mais je considère toujours que ce n’est pas suffisant.

Analyse de Nadine TOUZEAU - Détection de signe 0,36''

Analyse de Nadine TOUZEAU – Détection de signe 0,36 »

À 0,37mn, la mère de Fiona est interviewée et elle prononce ces mots « C’est vraiment un appel au secours » avec des variations dans la voix et ses tonalités tout en faisant non de la tête. Son visage a des expressions d’une femme qui pleure, non à chaudes larmes et un signe pouvant montrer de la tristesse. Pour autant, je ne valide pas de tristesse sur son visage, alors que ses pleurs sont plutôt sincères pour un chagrin moindre que celui qu’elle vit. Elle semble discrète et effacée et peut donc se contenir de s’épancher en public. Ce non de tête en disant que c’est « vraiment » un appel au secours est une incongruence réelle et caractérisée. La preuve qu’il y a mensonge est quant à celle-là très réelle et justifie à elle seule un interrogatoire avec un questionnement ciblé pour obtenir des aveux. Car c’est un aveu dans le sens où Cécile Bourgeon n’appelle pas vraiment au secours. Les mots prononcés sur plusieurs tonalités avec le nom de la tête sans expression réelle ne correspondent pas ensemble. La famille professionnelle du PH.D. Paul Ekman reconnaîtra ce mot : c’est un Hot-Spot.

Malgré cette preuve, je considère toujours que le travail n’est pas suffisant.  Elle ment, elle cache quelque chose, c’est évident, mais je décide qu’il en faut plus pour bien assoir le dossier toujours à la recherche des preuves, comme dans les pays anglo-saxons.

À la 38ème seconde, elle finit donc cette phrase d’appel au secours. J’ai vu deux signes se suivre : le 1er de tristesse pas très prononcé, mais qui me semble réel, puis, juste après, un 2ème signe qui ressemble fortement à du dégout en micro-expression. Elle renifle, cherche ses mots, n’a pas de phrase construite et le signe de dégout apparaît, suivi de ses propos : « et pi bin ! ». Une nouvelle belle incongruence, cette fois-ci, qui ressemble terriblement à l’aveu de culpabilité. Comment exprimer du dégout, juste après de la tristesse qui plus est, quand on cherche son enfant kidnappé et qu’on appelle au secours ! La colère, la peur peut être et surtout de la tristesse devraient envahir cette mère. En aucun cas le dégout.

À 0,41mn, Cécile Bourgeon a des yeux bas et fuyants avec des mouvements négatifs de la tête de nouveau et dit : « Voilà, retrouvez Fiona, c’est tout ». Nouvelle incongruence face aux propos et aux mouvements que je viens d’énoncer.

A ce stade de la vidéo, sachant qu’elle a été faite les tous premiers jours de la médiatisation de l’affaire, avec une expertise dédiée, on pouvait prouver que Cécile Bourgeon mentait et avait une part de responsabilité non négligeable dans la disparition de sa fille Fiona. Ce type de travail aurait été pris en compte et mis en application dans d’autres pays en tant que preuves et auraient permis de réduire, et le temps de travail, et le temps de recherche, et le temps des aveux de Cécile Bourgeon, en quelques heures, maximum deux  jours seulement après la lecture de cette vidéo.

Un mois après les faits, Cécile Bourgeon est interviewée chez son avocat. Cette vidéo est intégrée à celle-ci et à 1.26 mn, cette maman est calme, presque neutre d’émotions, avec le même schéma qu’après les faits et sans expression réelle.

À 1.28 mn, les sourcils de Cécile Bourgeon ainsi que ses yeux marquent la surprise tout en disant « Je culpabilise beaucoup » et toujours sans aucune expression appropriée au fait qu’une mère n’a toujours pas retrouvé son enfant kidnappé. Être surpris en disant que l’on culpabilise, c’est là encore une très belle incongruence ! Qui en montrera toute une série d’autres que j’énumère ci-dessous.

Analyse de Nadine TOUZEAU - Détection de signe 1,32''

Analyse de Nadine TOUZEAU – Détection de signe 1,32 »

À 1,32mn « J’suis beaucoup dans… le sentiment de honte» : là encore des phrases non finies, les yeux baissés, le visage neutre, une voix hésitante, des recherches de mots, le ton bas de la voix… Puis un sourire se lit sur le visage de Cécile Bourgeon toujours ponctué de cet étonnement !

À 1,35mn : « j’ai quand même perdu ma fille » avec un mouvement de recul de la tête, repli du haut du corps et de mâchoire avancée, dit avec une voix haute sachant que les propos sont redondants. Rien ne se synchronise une fois de plus entre les mouvements faciaux et les propos dits par Cécile Bourgeon. Elle a perdu sa fille avec un mouvement bien particulier : encore un aveu !

À 1,38mn : la mère de Fiona répète avec cette même expression de surprise qui ne semble pas la quitter avec le mouvement d’une épaule, puis ses épaules se replient : « On m’a enlevé ma fille ! ». C’est un signe corporel évoquant une gêne relative aux propos exprimés.

« Honte », « perdu ma fille », « culpabilité », des mots exprimés par Cécile Bourgeon avec des attitudes non synchronisées et de gêne : que des aveux en cascade en quelques secondes dans cette vidéo.

Je confirme que quatre mois d’investigations auraient pu être évités en faisant visionner ce genre de vidéo par des experts en analyse comportementale et détection du mensonge notamment afin de déceler les Hot-Spot ou incongruences tout en épaulant les interrogatoires avec un questionnement ajusté, précis afin que la vérité soit dite.

Ce genre de travail est une fois de plus pratiqué au-delà de nos frontières et considéré même, selon le pays, comme preuve juridique.

Dominique LEGRAND conclue de la manière suivante, suite à la lecture de cet article :

Je trouve l’expertise de Nadine G-Touzeau très pertinente. Cette science n’est généralement pas connue en France, pas enseignée, voire méprisée. Et pourtant ! Le résultat est le suivant : Combien a (réellement) coûté cette enquête ? Ne pouvions pas faire différemment ? Concernant nos métiers, la vidéoprotection est très facilement montrée du doigt pour son inefficacité et son coût, mais combien a coûté ces moyens humains et logistiques mobilisés durant des semaines (Police, Police Technique et Scientifique, Justice, avocats…). En 2014, l’AN2V pense réfléchir via une réunion thématique sur l’impact potentiel de ces techniques de PNL, afin d’en comprendre ses possibilités et ses limites techniques et juridiques. En mixant cette connaissance à nos mondes habituels, il serait possible d’apporter de nouvelles idées sur l’analyse d’image automatique (vidéosurveillance intelligente) ou aider à parfaire la formation des opérateurs de vidéoprotection, des enquêteurs. + d’efficacité en amont permet de tendre vers la prévention, la proactivité. Cette science de la PNL peut et doit nous aider à éviter certains passages à l’acte, c’est ce que demande nos concitoyens (chaque fait évité est une victime en moins !) et ce sera possible au travers de l’œil humain sensibilisé à ces techniques, voire directement dans les caméras sur certains niveaux de compréhension basiques mais qui seront bientôt facilement programmables donc performants (Intelligence Artificielle, moteurs d’inférences…). La tâche est prospective à moyen terme, mais nous y croyons. Merci Nadine pour cette démonstration brillante.

Nadine TOUZEAU
Analyste comportementale et environnementale
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