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Les gouvernements condamnent les attaques terroristes et prétendent combattre les terroristes. Les résultats parlent d’eux-mêmes. Ce qui, me concernant, soulève un ensemble de questions :
– Ne devrions-nous pas nous mêler de nos affaires avant de s’occuper de celles des autres sachant que cela exige d’être un exemple !!! Ce qui, concernant la France, est loin d’être le cas !
– Ne devrions-nous pas nettoyer dans notre propre paroisse afin de commencer à « considérer » la sécurité? En France. Quand on connaît le taux impressionnant d’infiltration, de corruption et considérant qu’un terroriste, l’attaquant, mobilise un nombre très important de partisans afin de faire réussir sa mission. Soit 1 terroriste pour 30,40,50 partisans/collaborateurs, peut être même plus !
– Ne devrions-nous pas mettre de côté notre orgueil, nos paradigmes afin de s’ouvrir pour accepter des nouvelles approches ayant fait leurs preuves, parfois dans d’autres environnements que le sien? Il serait temps de changer nos méthodes, esprits, a priori, et innover plutôt que copier, ce qui n’étant pas le cas, je le réitère, fait le jeu des cybercriminels, sachant que chaque terroriste utilise l’espace cyber !
– Ne devrions-nous pas se remettre en question et tirer leçon des erreurs sans les juger, juste pour avancer dans ces objectifs de lutter contre les terroristes !!! Accepter que l’erreur existe et permettre de s’améliorer et de se remettre en question. Se remettre en question oblige à modifier partiellement voire totalement certains aspects de notre fonctionnement, personne. Puisque cela ne fonctionne pas tel qu’on le pratique depuis des années, pourquoi ne pas intégrer d’autres façons de travailler, potentiels en acceptant la remise en question, en ne se considérant plus comme des cadors, califes afin de ranger les ergots une bonne fois pour toute !!!
– etc.

Le fait que les résultats parlent d’eux-mêmes, remettant en question une véritable volonté politique de stopper ces attentats, autorise à penser que :
– y a-t-il accord avec ces terroristes d’une manière ou d’une autre? Des éléments de réponses semblent prouver que oui…
– la qualité des « prestations » des terroristes est-elle considérée à sa juste valeur afin de mieux l’appréhender? Là encore, leur résultat en atteste, y compris dans l’espace cyber trop peu évoqué
– la volonté de combattre le terroriste est-elle sincère, met-elle concrètement des moyens, TOUS les moyens pour faire aboutir cet objectif à un score plus faible? A la lecture des éléments précédents, la réponse pourrait être dans la question  !
– l’acceptation de modifier son approche et d’intégrer de nouvelles ressources pour lutter contre ces actes sont-elles réelles, mises en oeuvre, acceptées ou a contrario, il semble préférable de poursuivre comme avant, comme depuis 20, 30 ans ! Là encore, les résultats parlent d’eux-mêmes.
– etc.

Si on voulait réellement mettre tous les moyens en œuvrent afin d’endiguer le terrorisme, les solutions existent, les ressources notamment novatrices non considérées par orgueil bien souvent pour la France, le patriotisme, le courage. Ce qui en revanche me semble ne pas réellement exister c’est la volonté étatique de certains pays dont la France. Les actes sont les seules mesures.

J’entends souvent une réponse identique à mes questions sur ce sujet, tant dans l’univers sécuritaire qu’économique. Elle est comme suit : « C’est dans l’acceptable ». Ce qui sous-entend pour les non initiés que des gens analysent ce que le peuple considère comme acceptable ou pas en se basant dessus pour mettre en oeuvre la résolution de l’inacceptable. Sachant que le peuple analysé est le même que celui qui est manipulé par la presse. Le terrorisme est inacceptable, considéré et validé comme tel et pourtant, que met-on réellement en oeuvre face à cela ! Donc qu’est ce qui est tronqué, ou cela ne matche pas volontairement et surtout pour qui ! Ce qui m’autorise à penser que l’acceptable est, comme beaucoup de choses, décidé en amont et inculqué dans nos vies. Sauf à être avisé d’une attaque terroriste, comment un de nos décideurs de son acceptable accepterait qu’un de ses proches perde la vie lors d’une de ces attaques terroristes ! Les bases de l’acceptable, là encore, sont-elles calquées sur des éléments tangibles et rationnels à notre quotidien, celui du peuple?! Ou dessert-il une élite, son business et accord réseau !

Y a-t-il une transversalité de synergie analytique entre l’espace réel et virtuel afin de faire plus de prédictif. La compréhension du réseau, la transmission des éléments via darkweb, deepweb donnant un mode opératoire avec la transmission des success stories pouvant être répliquées dans l’espace réel à nouveau avec des signatures différentes, la synergie entre monde économique et terrorisme /cyberterrorisme qui obligent les entreprises à prendre conscience que leur sécurité n’est plus un dû de l’état, les infiltrations sachant que la porte d’entrée la plus sensible est le recrutement à repenser, la corruption à tout niveau … Cette transversalité internationale doit se mettre en place de façon analytique et en intégrant l’espace virtuel, soit sa compréhension. Deux mondes se jouxtent, s’affrontent et s’utilisent à des fins malsains : l’un est réel, l’autre virtuel. Mais tous deux utilisent une seule ressource non exploitée pour prédire, être proactif sur leur acte à venir : l’Homme.

 

La position de leader amène à l’exemple même s’il n’est pas bon et assoie le pouvoir. Les terroristes tiennent cette position aujourd’hui. Donc les combattre nous oblige à être plus intelligents, organisés, ouverts, malins, droits, novateurs… Mais est-ce la volonté des gouvernements se disant lutter contre le terrorisme ?!

Nadine Touzeau
Profiler, net-profiler, chercheur en comportement des cybercriminels

A l’ère de WannaCry, ce malware qui a paralysé un nombre incertain de structures diverses et variées au travers le monde, le constat est que les ressources humaines et techniques du monde entier se sont vues piégées par leur incapacité à prédire une attaque d’une telle ampleur. Ou est-ce volontaire ?

La question m’a été posée de savoir comment je considérais cette attaque et quels sont les profils de ces hats (cybercriminels).

Clairement, il s’agit de montrer une prise de pouvoir du monde réel grâce au virtuel par une poignée de génies de différents niveaux, qui ont orchestrés brillamment une nouvelle version d’un Pearl Harbor cybercriminel, montrant que nous n’avons pas la compréhension du pouvoir du cyber espace. Et je n’ai de cesse de le confirmer depuis des années, que tant que nous ne comprendrons pas ce monde et le comportement des personnes y vivant, nous ne les appréhenderons pas. Il est également des questions à soulever autour de l’environnement NSA, entre autres, quel est ce le genre de virus qu’ils sont sensés développer ou encore, comment ces univers réputés ultra protégés et en pointe, se sont-ils fait cyberattaquer  (ce qui prouve bien qu’aucune protection n’est fiable contre les cyberattaques)!

Qui sont ces hats (langage anglosaxon) ou cybercriminels !

Que de profils différents, souvent en lien avec la qualité de leurs délits. Un profil de personne faisant du phishing (white hat) ne sera pas comparable avec un Bogachev, black hat le plus « recherché » du monde (sachant qu’il est connu où il vit). Pour autant il peut exister un lien entre un white hat et un black hat : déléguer des tâches pour mieux atteindre un objectif parfois terroriste !

Souvent considéré comme des mauvaises personnes, des idiots, des ringards, etc, les cybercriminels sont bien plus intelligents et ont développé plusieurs savoirs-êtres, à ne surtout pas sous-estimer.

Les profils d’un white hat ne montrent pas de prouesses techniques, mais davantage de facilités à communiquer et se synchroniser à une personne, sa cible. Il aura l’intelligence de détecter la faille humaine, de s’y engouffrer afin de mieux manipuler la personne sans se considérer comme manipulateur. Certaines cultures, telles africaines, sont plus propices à agir de la sorte.

Alors que le grey hat sera un revanchard, aura un profil malveillant dans le but de faire entendre sa vision des choses, sa version des faits, sa voix. Il peut se révéler un grey hat suite à des heurts, harcèlements, conflits vécus dans le monde de l’entreprise et finaliser son dessein pour se venger. Les ransomware et le cyberbullying sont les armes privilégiées des grey hats.

Enfin le black hat, le génie des cybercriminels, qui entrera partout ou presque, ayant pour mobile de se démarquer et d’être dans le top 10 des hats avant de gagner de l’argent, même si cela le motive aussi. Il aime l’impossible, ce qui est défendu et a un ego plus développé que les autres hats.

es cybercriminels ont développé des intelligences que j’ai regroupées dans une famille en me basant sur les travaux d’Howard Gardner et ses familles d’intelligences, soit l’Intelligence Virtuelle©. En effet, l’espace virtuel reprend des critères de certaines des 8 familles des intelligences d’Howard Gardner en y ajoutant d’autres, tels la création de nouveaux codes, langages et déplacement spatiaux, ne nécessitant pas de bouger et avec une réactivité plus importante que dans le monde réel.

Concernant WannaCry, d’après mes lectures, ce réseau de cybercriminels semble vouloir mettre en évidences les failles d’un système politico-financier, révéler des manipulations, redresser des torts. Ce qui montre à quel point le virtuel autorise des différenciations comportementales. L’humain, dans son essence, demeure et sait utiliser ce virtuel pour aboutir à ses fins dans le monde réel. En effet, les Shadow Brokers, ainsi que se nomment les responsable de Wannacry et de la seconde vague Adylkuzz vendent, sur un réseau visible et accessible par abonnement payant, les données dérobées. Peu s’y aventurent et pour cause, les retombées pourraient être dangereuses.

Les différenciations comportementales dans le virtuel sont nombreuses et en forte croissance, modifiant l’humain, y compris dans son évolution dans l’espace réel. Pour exemple, j’évoquerai l’addiction. Non pas celle de personnes ne pensant qu’à jouer à leur jeu vidéo, mais celles qui ne oeuvrent plus vivre sans avoir un lien avec leur espace virtuel personnel. A un tel point que le téléphone va disparaître au profit des vidéos, tchats et publications en tous genres. Jusqu’à ce que notre hologramme voyage dans l’espace. Ce qui a modifié notre comportement en interagissant en un clic, en manquant de patience devant une réponse attendue, en régissant avec des logos représentant nos émotions, en prenant position sans s’apercevoir qu’on harcèle… L’addiction est telle que maintenant on achète une robe en un clic en traversant la rue, qu’on like un article sans parfois l’avoir lu en entier entre deux mails professionnels, qu’on joue en ligne sur les bancs de la faculté, qu’on vérifie ses comptes bancaires chez le coiffeur, etc. Ces comportements que l’on considère maintenant intuitifs et sans considérer un éventuel danger par ce qu’on vit autour de notre univers connecté.

Le fait d’être connecté n’importe quand, entre dans sa zone de confort niveau 1, c’est-à-dire que l’on considère cet objet connecté tel un confident, un ami, un outil indispensable au même titre que notre cœur, nos poumons, notre cerveau. Il est un élément extérieur faisant parti de nous comme si nous étions nés avec.

théorie Zone Transverse

Théorie comportementale d’un cybercriminel dans l’espace réel. Zone Transverse by Nadine Touzeau

ZONE TRANSVERSE by Nadine TOUZEAU

Ce qui me permet de rebondir sur une des théories que j’ai développées et qui s’appelle la zone transverse©. Cette zone, comme son nom l’indique, consiste à vivre avec aisance comportementale en transversal, pourvu que notre addiction à notre environnement, qui a besoin d’être reliée très rapidement, soit assouvie. Le lieu dans lequel on se trouve importe peu, pourvu que nous restions connectés à satiété. Cette théorie avance aussi des comportements modifiés par rapport à ce que notre univers réel connaissait, surtout pour les cybercriminels. Ces comportements sont nombreux et ont été développés pour parti dans mon livre scientifique sur le sujet (« Net-profiling : analyse comportementale des cybercriminels » : https://www.amazon.fr/NET-PROFILING-comportementale-cybercriminels-Nadine-Touzeau/dp/2955453730/ref=tmm_pap_swatch_0?_encoding=UTF8&qid=&sr=). La zone transverse est un additif aux zones de conforts (1, 2 et 3) à la différence que les zones de conforts sont en pyramidal.

J’y avance également la thèse que l’addiction est née depuis la télévision. En effet, cet instrument a autorisé de se projeter sur des envies, rêves, besoins et vécus de nos vies, au travers d’émissions, propos et autres sujets visuels et auditifs. De fait, une référence, un rêve, une frayeur visionnés, deviennent une part de soi, une considération intégrée, qui fait que certains profils vivent même ces histoires télévisées et se les approprient. La part des choses de faire la différence entre le réel et le virtuel oblige à faire travailler un esprit qui se doit d’être analytique et dénué de potentiel manipulatoire. Autant dire que l’apparition d’internet n’a fait qu’envenimer l’addiction, ajouté à cela les supports développant la manipulation, tels les médias orientés, les télé-réalités et les échanges non réfléchis sur les réseaux sociaux. Pour exemple, il fut une époque ou un meurtrière usant d’une arme blanche contre son compagnon aurait été mise au banc des accusés plutôt qu’adulée voire utilisée en exemple auprès des jeunes !

Cette modification comportementale est liée au manque de potentiel intellectuel et à ce « laisser guider » par un élément extérieur qui nous assiste . Tel le mail, qui en son temps, fut considéré comme une transposition de communication par internet. Bientôt l’Intelligence Artificielle deviendra aussi une béquille, sur laquelle les êtres humains s’appuieront, sans en analyser le bien et le mal, ainsi que sa dangerosité. Notre cerveau développe de nouvelles approches, plus près de ce qui nous assiste plutôt de ce qui doit être réfléchi.

 

Nadine Touzeau
Profiler, net-profiler, researcher in behavior of cybercriminals

Force est de constater que si vous n’avez pas la bonne pause sur votre photographie de profil professionnel, vous n’êtes pas à la mode ! Il fût un temps ou croiser les bras étaient mal considérés au regard des travaux de Messieurs J. Grindler et R. Brandley en Programmation Neuro-Linguistique. De fait, en PNL, croiser les bras veut dire qu’on est fermé face à un contexte, une situation parfois non en corrélation avec l’instant que l’on vit. En réalité ce n’est que rarement vrai. Ce qui m’autorise à rebondir qu’il n’est pas possible de définir un comportement, un profil, une interprétation de signes sur une simple position collectée sans vérifier les autres et leur congruence, ou pas. Ne pas analyser la collecte des informations d’une personne dans son intégralité est l’assurance de la juger et donc de se tromper sur elle.

De nos jours, ne pas avoir sa photographie professionnelle avec des bras croisés est considérée comme ne pas avoir une présentation professionnelle. Des jugements de valeurs qui en disent long sur les personnes qui l’imposent et celles qui suivent la mode. Ce qui m’a donné envie d’analyser quelques photographies professionnelles avec les bras croisés ! Elles veulent toutes donner la même image et pourtant, malgré cet effet de mode pour s’identifier comme professionnel, aucune ne révèle un profil identique à l’autre. Je dirais même le contraire : le fait de croiser les bras pour répondre à un effet de mode, soit faire un geste fédérateur, révèle encore plus le profil de la personne.

J’ai la bonne pose sur ma photo professionnelle : je ressemble à qui ?

De la personne totalement à l’aise, limite laxiste à la personne engoncée, la façon de positionner ses bras croisés ne valorisent pas forcément un ou des éléments de votre profil. Par ce que certains ne sentent pas confortables dans cette position pour diverses raisons allant du physique (mal au dos dans cette position par exemple), au culturel (telle que mon éducation ne m’y autorisant pas!). D’autres tenteront de convaincre en montrant une main molle, un bras posé non naturellement, une épaule rentrée, tombante ou au contraire rigide, un sourire crispé, une posture nonchalante, un croisé ferme, un croisé semi gracieux, etc. Tout en pensant être naturel en utilisant bien la bonne posture à la mode pour faire professionnel ! Surtout s’imaginant que leur « défauts » à ne pas montré n’apparaissent pas : quelle erreur !

Toujours est-il que la recrudescence de ces photographies prises de ¾ bien souvent avec des bras croisés montrent une volonté d’afficher qu’on suit un mouvement plutôt qu’une liberté de rester naturel. Un choix ou une obligation de choix ! Les recruteurs pourraient avoir lancé cette mode au nom des ressources humaines, je reprécise « HUMAINES »,

L’humain étant unique, est-il préférable de lui imposer ou de s’imposer une posture plutôt que de le laisser s’exprimer ou se laisser porter tel que nous sommes ? Pour le profiler que je suis, dans les deux cas cela ne changera rien concernant le profil, sauf à ajouter un questionnement sur le degré de caractère et leadership d’une personne qui suit un mouvement incongruent avec son profil, métier et mission ! Sauf à se poser des questions sur certains profils suivant une mode plutôt que d’affirmer ce qu’ils sont et font !

La question qui me semble pertinente à poser est : quel message voulez-vous ou devez-vous faire passer ? Devez-vous suivre une mode ? Souhaitez-vous vous démarquer ? Êtes-vous manipulable, influençable ! A contrario, vous préférez affirmer votre différence, personnalité !

Selon le choix que vous ferez, votre choix réfléchi, il déterminera totalement ce que vous êtes, soit correspondre à votre profil ou au contraire affichera les influences divers et variées subies. Une indication qui ne passe pas inaperçue lorsque l’on veut vous découvrir ou mieux vous connaître. Mais surtout le choix de votre photographie sera une image que les autres auront de vous même, bien souvent décalées de l’image qu’ils se font de vous.

En tant que profiler, je préfère un profil qui se présente naturellement qu’un profil qui pose ou prend une posture qui ne lui sied pas. J’aurais plus de questionnement sur ce genre de profil que sur une personne naturelle et le plus je suis interpellée, le plus le profil sera creusé.

Nadine TOUZEAU
Profiler, net-profiler, chercheur en comportement des cybercriminels

Il n’est pas question de défendre un candidat plus qu’un autre. Cet article à pour objectif de mettre en avant un petit retour d’une de mes analyses sur des lecteurs de droite et de gauche que j’en ai juste pour réfléchir et par ce que cela m’interpelle.

Je cite : « Barrage à l’extrême droite », « Tout sauf la finance qui nous gouverne », « Emmanuel Macron c’est François Hollande bis », « Marine Le Pen c’est le racisme », « Seul Emmanuel Macron défend les valeurs de la république », etc. Déballage classique des dents affûtées pour défendre son camp, j’ai reçu les mêmes lorsque j’ai publié mes profils des candidats politiques !

A ce titre, j’en profite pour remercier les milliers de lecteurs dans le monde entier qui m’ont suivi lors des publications des profils des candidats aux élections présidentielles sachant que cela a permis à certain de faire leur choix. Vous m’en voyez ravie, mon objectif a donc été atteint au delà de mes espérances. Merci à vous.

Certes je vote, en revanche, je ne fais pas de politique. Une dizaine de personnes m’a du reste reproché de mettre en avant un candidat plus qu’un autre sans objectivité puisque presque tous mes profils des candidats aux présidentielles ont reçu ces reproches.  Lisez bien mes introductions avant chaque article publié afin de comprendre que notre approche se doit d’être dénuée d’a priori, envie, affectif, jugement. On se doit d’être factuel sur des signes collectés sur la personne profilée que nos résultats (nous) plaisent ou non et être au plus proche de la neutralité dont dénué de ce que nous aimons. En revanche, ainsi que j’ai l’usage de le dire, si je commets une erreur, je suis prête à l’entendre avec objectivité et des mesures concrètes sachant que concernant mes profils des candidats (entre 30 et 40% de ce que j’ai voulu dévoiler pour des raisons évidentes sachant aussi que j’usais de mots choisis – texte sous forme de rapport tel que transmis à mes clients, les profils doivent être courts, concis et rapides à lire pour mise en pratique de suite. J’ai laissé des fautes d’orthographe et je vous en présente mes excuses : ces profils ont été faits en plus de mon travail -mieux rédigé- sachant que j’ai un handicap visuel et ai une dyslexie, des éléments bien connus en principe qu’il semble que je doive rappeler!)  ont été validés par les concernés ou des proches.

Tout cela afin de rebondir sur ce déballage sur les réseaux sociaux proches du cyberbullying souvent par de reproches, vulgarités envers l’un ou l’autre camp des finalistes aux élections présidentielles françaises. Je dirais même surtout contre Marine Le Pen. Donc une haine contre presque un quart des français, soit presque autant que ceux qui ont voté pour Emmanuel Macron ! Reprenons le contexte ! Il y a eu une mobilisation massive de la population pour choisir un candidat représentant et dirigeant notre pays. 4 gagnants en sorte de 4 univers différents avec 4 programmes différents. Soit environ 25% de la population souhaite un univers « politique » pour diriger notre pays. Il n’en reste que deux qui ne peuvent pas satisfaire environ 50% de la population sachant que 10 à 20% de ces 50 % ne seront pas offusqués de voter pour l’un ou l’autre des candidats.  Des électeurs à considérer ! De fait, les propos haineux que je vois circuler s’intègrent-ils dans un objectif de construire notre pays de demain ! N’est-ce pas l’objectif de ces élections? Ne devons-nous pas nous remettre en question et faire sur soi ce que nous exigeons et attendons de ces candidats?

Petit rappel : la France est (pour moi était) le pays des Droits de l’Homme qui au nom des valeurs de la République (à redéfinir pour la France à mon sens ou changer de mot) exige une liberté d’expression, le respect du peuple au nom de la démocratie. Je pose la question : est-ce démocratique de se moquer des électeurs des candidats critiqués ! Avez-vous analysé les incidences sur ces électeurs! Comment pensez-vous qu’ils vont réagir ? Pensez-vous que c’est la préoccupation d’un français de voir autant de critiques et e-harcèlements sur la toile?

Ensuite, pourquoi Marine Le Pen serait-elle non démocratique et pourquoi Emmanuel Macron représente-t-il les valeurs de la République? En disant cela, je ne prends absolument pas position, simplement n’est-ce pas une discrimination? Volontaire je le concède à des fins politiques, mais est-ce que cette attitude représente notre démocratie qui se veut à défaut se doit d’être un exemple ? De la même manière, bien que, et je l’ai écrit dans son profil, Emmanuel Macron représente la finance qui prend le pouvoir officiellement de la politique française, sera-t-il aussi proche des « valeurs » de François Hollande par ce qu’il a été son ministre ! Le juger est-ce démocratique?

Puisque le français veut du changement, pourquoi dénigrer le peuple, les électeurs, qui ont voté tant d’univers différents dont seulement 24% sur tous les votes cumulés du 1er tour seront satisfaits du résultat (sachant que 49% d’après les sondages ne sont pas certains de ce choix !) !  Que fait-on de ses nombreux autres électeurs : eux aussi on les range dans une case comme on sait si bien faire en France ! Est-ce un comportement républicain ! Est-ce en respect des droits de l’Homme ! Comment pensez-vous que ces électeurs vont se comporter, vont apprécier ces propos haineux souvent étant de la désinformation? Comment les fédérer, gagner leur confiance et le « gouverner » ensuite? Des éléments nécessaires pour reconstruire notre pays.

Ayant des amis en Norvège j’ai découvert que dans ce (très beau) pays, on respecte toutes les opinions des électeurs et on s’accorde à gouverner en ce sens. Regardez comment fonctionne la Norvège, si cela peut permettre d’ouvrir un peu la France sur l’acceptation des idées d’autrui sans jugement.

Élever le débat ne fait pas oublier que les jeux semblent être déjà faits.

Nadine TOUZEAU
Profiler, Net-profiler, chercheur en comportement des cybercriminels

 

Le cybercriminel le plus recherché au monde, Evgeny Bogachev, est décrié négativement dans la presse en mettant en scène des photographies à l’interprétation douteuse. A ces journalistes je pose les questions : étiez-vous présents lors de la prise de ces photos et avez-vous les informations illustrant vos affirmations? Si oui, je serai ravie de les lire.

Il est à Résultat de recherche d'images pour "Bogachev"noter que cela fait des années qu’Evgeny Bogachev est recherché sans avoir été appréhendé sous prétexte, d’après mes lectures, qu’il serait protégé par l’état russe. Toujours est-il qu’il a eut le temps de faire ses délits sans être arrêté ni même inquiété jusqu’à ce que son virus soit détruit.

Le black hat le plus recherché au monde n’est pas aussi vilain que la presse le dépeint.

Ses traits de caractère montrent un homme gentil, généreux, aimant, attachant et attaché. C’est une personne introvertie et secrète, mais qui en effet ne cherche pas à se terrer et n’en a même pas envie. Il n’apprécie pas de faire ce qu’il ne veut pas. C’est un jouisseur, épicurien et amoureux de la vie. Très secret, il parle peu de lui, de ce qu’il fait et de ce qui lui fait mal. Il n’empêche qu’il saurait exploser sa colère à force de l’encaisser, voire être violent physiquement. Est passionné, ne fait pas les choses à moitié, bosseur, vif, dynamique, enjoué, ne se lasse pas sur ce qu’il aime et aime dépasser les limites au delà de l’objectif à atteindre. Ne s’assoie pas sur ses lauriers. Aime la confrontation. Cet homme est en accord avec lui-même. Ses délits peuvent être patriotiques, mais je pense aussi personnels. Il a une revanche ou vengeance à assouvir qui fait que ses cibles ont un point commun autre que leur continent de naissance.

Bon père et époux. Aime sa famille et doit être aimé en retour. Peut être serviable selon la personne pour qui il a envie de l’être. Il pourrait passer pour un homme sans histoire. Il est loyal, fier, engagé. Evgeny Bogachev n’est pas du genre à se laisser marcher sur les pieds et s’ il peut se montrer impulsif, il saura aussi prendre son temps pour rétablir ce qu’il estime son droit.

Ses intelligences sont très développées : logico-analytique, spaciale, interpersonnelle, verbo-linguistique, intra-personnelle, multiples et virtuelle -celle que j’ai crée-. Autant dire que c’est un esprit bouillonnant et brillant avec des potentiels bien plus importants que vous ne l’imaginez. Il ne les affichera que quand vous les découvrirez et aimera à valoriser et accroître le potentiel de ses logiciels malveillants. Il est très probable qu’il continue ses méfaits sous une autre forme plus ou moins connue mais dont sa signature n’a pas été reconnue encore. C’est un imaginatif qui n’hésitera pas à changer son approche pour faire aboutir ses desseins d’accomplir sa mission envers la patrie et lui-même.

Evgeny Bogachev use de ses talents de cybercriminel pour servir ses envies, causes, vengeances, tout en assouvissant ses souhaits de vivre mieux, ses passions, s’offrir ses plaisirs et surement ceux de sa famille. Ce n’est ni la gloire, ni dépasser toute richesse qu’il souhaite mais la satisfaction que son entourage sera heureux aussi matériellement tout en assouvissant ses désirs de faire sa loi, celle de sa patrie peut-être et tant qu’à faire avoir la liberté d’agir en étant considéré comme l’un des meilleurs.  Je pense qu’il a au fil du temps peaufiner ses cibles plus pour se développer, mais aussi se sentir encore plus détaché par rapport au mal fait aux autres. Il ne travaille pas seul, ne cherche pas à mener une équipe et peut travailler sous les ordres de certaines personnes si cela respecte sa cause et qu’on lui laisse la liberté d’action. Son travail est ce qu’il aime, de fait il ne fera pas ce qui le contrarie. Pour autant ce n’est pas un homme à avoir des états d’âme.

Il peut très bien stopper ses méfaits, un temps. Il a besoin de s’occuper, de s’activer et de faire travailler son cerveau. Il aime gagner, accomplir jusqu’au bout sa tâche et la réussir. Il aime aussi narguer et jouer avec ses « ennemis ». Mais attention à ne pas se frotter à lui. Il est du genre à prendre son temps, bien réfléchir et à avoir beaucoup de mémoire. Il est reconnaissant également.

Evgeny Bogachev n’est pas du genre peureux, mais sans activité ou possibilité d’assouvir ses désirs qui sont l’objectif de ses cyber-délits, il perdra sa sérénité.

Il est très malin, sait louvoyer autant dans l’espace réel que virtuel. Aime à évacuer, se libérer, se vider souvent telle une drogue. Il pourrait avoir une addiction voire une perversion. Il est sur de lui et aime défier. Ne s’avoue pas facilement vaincu. Cherche de la reconnaissance pas forcément publiquement, plutôt dans son univers personnel et professionnel. Adore être surpris et peut apprécier l’excès.

Intellectuellement fin mais pas forcément en terme de goût pour quoique ce soit ni en terme de présentation. A une éducation « standard ». Ne se cultive que sur ce qui l’intéresse et plus particulièrement sur son métier et ses cibles. Aime ce qui est voyant, brillant, excessif pour afficher ses succes stories surtout.

Bien évidemment je ne puis adhérer à ses délits. Toutefois le considérer comme un ringard comme j’ai lu et d’autres mots peu élogieux est sous-estimer ou provoquer l’individu. Le sous-estimer serait perdre du temps sur son délit en cours ou à venir. Le provoquer ne servira qu’à le faire sourire par ce qu’il ne perdra pas son temps avec ce qu’il considère comme médiocre ou petit. Il sait qui il est avec fierté.

Protégé, il est difficile de l’appréhender, c’est évident, sauf à le piéger sur ses failles.

Nadine TOUZEAU
Profiler, net-profiler, chercheur en comportement des cybercriminels

 

 

 

 

Quel que soit l’acte commis, c’est un être humain qui l’accomplit. Si un acte malveillant est commis par un robot, le robot ne fait qu’exécuter ce que l’humain a conçu.

Si ce constat est intégré, il n’en demeure pas moins que même juridiquement, on considère peu l’humain. En investigations, on ne s’appuie que sur des preuves techniques à valeurs juridiques, ce qui bien souvent induit en erreur pour des personnes voulant faire inculper un coupable tout désigné ou faire croire à un acte passé pour suicide, accident, par exemple détournant de l’acte tel qu’il a été commis, soit un homicide déguisé.

Avant de considérer une scène avec victime, un délit, si les preuves Forensic techniques sont indéniablement importantes, les Forensic comportements ne sont pas à négliger. Tout élément relevé, une position du corps, la façon dont les objets sont placés, les vêtements rangés dans une pièce, la voiture telle qu’elle est garée, etc, donne des détails sur le profil des personnes impliquées. Rien ne doit être négligé.

L’une des affaires qui a montré de telles différences entre la conclusion de l’enquête (probablement orientée) et le Forensic comportemental relevé est celle d’Agen (2013). Je dispose encore des éléments juridiques de la gendarmerie, donc les croquis que je ne compte pas afficher dans cet article pour des raisons évidentes. Cette affaire avait été conclue en « hypothèse suicide ». Le corps de l’enfant était ventre au sol, droit avec la hanche gauche légèrement relevée, les pieds écartés totalement sur l’extérieur, les bras relevés à l’équerre, les doigts légèrement recroquevillés face à terre et le visage légèrement penché sur la gauche aussi. Le point d’entrée du fusil était à bout touchant sur le téton gauche avec point de sortie milieu du dos (proche colonne vertébrale)  et plus bas que l’axe du téton. Ce qui suppose que l’enfant tenait le fusil en l’air et décalé sur la gauche. Une trajectoire inhabituelle et confirmée par des légistes avec qui j’avais échangé à l’époque. Le balisticien confirmait que la longueur du bras permettait à l’enfant de tenir l’arme dans cette position. Mais il affirmait aussi que se suicider de cette manière soit inconfortable sans avoir aucun exemple de la sorte dans les affaires qu’il avait traitées. Si cette indication donnée par cet expert ne pouvait suffire à faire une preuve, bien d’autres allaient suivre lors des collectes d’informations que nous avons faites en équipe durant 4 mois de mission.

Il n’est pas question d’entrer dans les détails qui seront dans mon livre en cours d’écriture, mais de se poser juste quelques questions de bon sens :

  • comment un corps peut-être ventre à terre, bien droit après avoir eu un impact de coup de fusil au niveau du coeur? Ne devait-il pas au contraire tomber sur le côté ou à l’arrière, version plus évidente?
  • comment le fusil (très lourd) pouvait-il se retrouver à presque 1 mètre du corps de la victime alors que l’arme des suicidés est toujours près d’eux, voir sur eux?
  • comment la victime s’est retrouvée face  à terre en se faisant tirer par devant s’il n’y avait pas a minima une seconde personne pour le pousser en avant?
  • pourquoi les mains de la victime sont faces au sol, doit contre terre, de chaque côté du visage s’il tenait l’arme?
  • les pieds écartés indiquent-ils une position debout en tenant le fusil en l’air décalé sur la gauche pour se suicider ? Ne serait-pas plutôt une position à genoux qui exigent une assise du corps par la position des pieds souvent écartés, qui collerait avec les mains qui devaient être derrière la tête ou en position prière?
  • La suite dans mon livre.

Rien que ces éléments relevés, et cela a été validé par des anglo-saxons habitués à des dossiers plus « sensibles », supposent à remettre en cause les conclusions des gendarmes en « hypothèse suicide ». Je précise que je n’ai rien contre les gendarmes qui ont fait ce travail, ni les personnes qui ont travaillé sur ce dossier. Je confirme que leur conclusion ne peut  être en toute logique recevable. S’ils disposaient d’un Forensic comportemental, leur travail aurait pris une autre tournure et probablement qu’ils auraient constaté que le passif de délinquant du père avec ses malversations avec un lien avec la mort de l’enfant. Il existe d’autres preuves sur ce sujet.

Lorsque l’on investigue sur un quelconque délit, même cyber, l’humain doit non seulement être pris en compte, mais être prioritaire. D’abord par ce qu’on donne des éléments complémentaires parfois presque les seuls (comme nous l’avons vécu en Afrique Noire avec des gendarmes et policiers dénués de Forensic techniques !) afin d’aider à résoudre l’affaire. Ensuite par ce que l’humain informe sans être présent par des objets, traces, type de victime, façon de commettre le délit, lieu, période, mode opératoire, signature, etc. Enfin par ce que ces éléments seront tous analysés même si l’un d’entre eux semble sans importance, souvent celui écarté par les enquêteurs.

La complexité de l’être humain est certes ardue à apprendre, comprendre et analyser, mais riche d’enseignements et de fait, d’information sur les dossiers que nous avons à traiter. Partir du postulat que chaque être humain est unique, que nous ne devons pas considérer que l’affaire ressemble à, que nous ne devons pas juger ou se laisser influencer de quelque manière que ce soit, qu’il nous faut rester humble et neutre, qu’il nous fait faire équipe avec les autres professionnels impliqués dans le dossier, notre travail révélera les personnes impliquées dans chaque acte commis. Les profils en seront plus détaillés à autoriser plus vite l’issue du dossier.

Résultat de recherche d'images pour "robot humain"En cyber, la complexité ne vient pas du manque de preuves ou des orientations commises par le délinquant pour tenter de déjouer les conclusions de l’enquête (rappelons que les délits sont rarement avec homicide!), cela vient du fait que l’espace cyber autorise tout et n’importe quoi que le réel canaliserait ou rendrait ridicule. Si les cyberdélinquants s’y cachent bien plus que dans le réel (pour raisons évidentes !) , certains d’entre-eux ne sont pas assez discrets pour se cacher. Certes les fautes d’orthographe, quelques indications peuvent dire d’où vient le hat, qui il est, mais cela ne suffit pas sur la majorité des affaires qui obligent à analyser bien au delà de ces quelques signes de bases pour révéler un hat. Le clavier va mettre en avant des comportements concernant le délinquant, parfois même des attentions. Certes c’est plus difficile que dans le monde réel. Toutefois, cela reste dans l’ensemble plus rapide que les IP relevés par exemple. Des exemples d’affaires montrant que les orientations n’allaient pas dans le bon sens sont fréquentes, tristement, par ce qu’il n’est pas assez considéré que le virtuel autorise des modifications comportementales parfois très importantes. Mais entrer en contact avec le hat, de quelque manière que ce soit, nous donne des indications et nous permet même d’anticiper certaines choses, de comprendre son réseau et ses objectifs. L’approche est concrètement différente que dans le réel et le travail de collecte d’informations et d’analyse aussi. Ce qui fait que le résultat sera plus long qu’un profilage tel que je le pratique et sera présenté, ainsi que je le nomme, en dents de scie à l’équipe. C’est à dire par morceaux disparates et parfois non synchronisés.

Alors quand je lis qu’un robot pourrait être jugé, je m’inquiète de la tournure que la justice donne et comment de fait, peut-elle intégrer l’humain dans leur justice. Je m’inquiète d’autant plus que plus que ce robot pourrait être considéré incontrôlable par un être humain qui l’a conçu en connaissance de cause, mais en se dissociant des actes commis par le robot. C’est grave ! Car cet humain restera libre de continuer ses méfaits probablement amélioré du retour par expérience juridique !

Au delà de tout cela, quelle place mettons nous au coeur de la délinquance et pour qui, dans quel intérêt finalement?!

Nadine TOUZEAU
Profiler, net-profiler, chercheur en comportement des cybercriminels

Petite piqûre de rappel !

Il y a quelques mois, lorsque l’Europe a connu une vague migratoire sans précédent (qui était connue bien avant par les services sécuritaires), des vidéos de ces migrants circulaient et j’avais repéré en tant que profiler, des profils « malveillants ». Je me rappelle en avoir fait part publiquement, mais aussi dans mon entourage professionnel côté sécuritaire.

Vainement !

Afficher l'image d'origineSauf les personnes qui savent comment je travaille et connaissent mes résultats ont pris sérieusement en compte mes propos, ajoutant : « on ne peut rien faire ». La sécurité se doutait qu’il y avait des « mauvais profils » qui entreraient sur les territoires européens, sans imaginer le réel flux, la quantité importante de personnes malveillantes.

Trois signes majeurs que nous avons relevés sur les premières vidéos montrant les premiers migrants mettaient la puce à l’oreille :

  • Il y a une trop forte majorité de jeunes gens, en âge de se battre et défendre leur pays et trop peu de femmes et d’enfants. Pour mieux comprendre mon propos, demandez à vos parents comment ils agiraient si la guerre survenait demain en France : les femmes et les enfants seraient mis à l’abri.
  • Il est noté le port de vêtements de belle qualité voire de marque (probablement des contrefaçons, ce qui est usuel en Afrique) et des téléphones portables dernier cri. Vivez en Afrique pour comprendre combien on gagne surtout en péridoe de guerre…
  • Peu de profils affichaient un amaigrissement ou des traits tirés de véritables souffrances.

Inutile de faire le tour des nombreuses presses qui scandaient la terreur de ces migrants jusqu’au petit Aylan dont le père turc ne fuyait pas la guerre en Syrie : une belle supercherie médiatique à des fins malveillantes pour démontrer que tout, absolument tout, a été fait pour que ces migrants entrent dans nos maisons. Qui osait et ose encore critiquer les migrants devient systématiquement raciste et la cible des défendeurs de ces migrants! Au nom des Droits de l’Homme en France !

En toute logique, un chef d’Etat se doit de protéger son pays et son peuple avant toute chose et, d’analyser toute éventualité d’intégration de migrants, surtout lorsque le pays est sensibilisé par une sécurité très vacillante. La volonté de faire venir ces migrants est réelle puisque je le rappelle, l’Europe et chacun de ses états connaissaient depuis plusieurs mois (comment cacher ces regroupements de personnes sur les satellites par exemple!) ce flux estimé à l’époque à plus de 2.5 millions de personnes venant de plusieurs pays d’Afrique.

D’autres questions peuvent se poser à chacun d’entre-nous :

  • Pourquoi prendre le risque de passer la méditerranée et ne pas aller dans les pays du Golf plus facilement accessibles et aisés avec un fort besoin de main d’oeuvre par exemple?
  • Pourquoi il y a très peu de syrien sachant que des femmes syriennes ont pris les armes contre l’EI sur leur territoire, par exemple?
  • Pourquoi des migrants « choisissaient » des pays précis de destination alors que lorsqu’on fuit un pays, sauf à avoir des attaches dans un autre pays et se rapprocher de ses proches, on ne recherche que la paix ?!
  • etc

De nombreux délits allant de mettre le feu dans leur foyer, cambrioler, voler et/ou violer des femmes et mineurs sont commis dans les pays accueillants ces migrants. Pourquoi agir ainsi dans un pays qui sort les migrants de la « stupeur et la guerre » comme écrivait la presse ? Un comportement inadéquat avec un réfugié politique qui fuit la guerre de son pays ! En revanche, ce genre d’acte développe l’insécurité dans le pays d’accueil en paix et autorise à créer une réelle auprès du peuple. 

Je fais partie des rares personnes qui disaient que ces flux migratoires commandités dans un but de détruire nos pays, notre culture ont permis de faire entrer des quantités impressionnantes :

  • d’infiltrés qui ont pour but de renseigner et appuyer tout acte violent commis par les leurs sans être forcément de leur famille
  • des dormants qui aident et protègent les personnes commettants les actes malveillants
  • des terroristes en moins grand nombre, protégés par les infiltrés et dormant (entre autre)

Sachant que ces trois typologies activent et développent des réseaux sur notre territoire auprès des personnes y vivant déjà, par manipulation ou pression.

Une poignée de migrant mérite que nous les accueillons, mais aucun contrôle réel n’a été fait sur ces migrants. Pire, lorsque le camp de Calais a été démantelé, aucune empreinte digitale n’a été relevée ou identité n’a été réellement vérifiée. La grande majorité des migrants qui ont quitté Calais se sont enfuis de leur lieu de destination sans que nous sachions véritablement où ils sont.

Personnellement je refuse d’afficher « Ich bin ein Berliner »ou de mettre une bougie en mémoire des dernières victimes d’attentats terroristes du 19 décembre 2016, soit à Berlin et l’ambassadeur de Russie à Ankara. Je refuse bien que ma compassion va auprès des familles. Nos cultures et nos pays n’ont pas besoin de bougies pour protéger les leurs, pour sécuriser les nôtres, pour accomplir notre devoir comme nos aïeuls l’ont fait.

Je fais partie des rares personnes qui ont avisé en temps et en heure, preuves à l’appui et qu’on a refusé d’entendre jusqu’à me créer une fausse affaire (sur laquelle je rédige un livre aujourd’hui : « l’affaire d’Agen : mon droit de réponse« ), à me faire une mort sociale, à tenter d’abîmer mon image et ma réputation. Mon potentiel a détecté en quelques secondes des profils suspects n’intéressent pas les hauts responsables de notre sécurité en France. J’ai même entendu certains hauts fonctionnaires dire qu’on ne pouvait appréhender les terroristes aussi facilement : faux ! Je peux faire et ils le savent. Un autre de ces hauts fonctionnaires m’a dit qu’on ne voulait pas intégrer le prédictif pour le moment ! Ayez la franchise de dire cela en regardant droit dans les yeux les membres des familles des victimes et aux blessés !

En France, nous avons les moyens de se passer de compétences comme la mienne. Comme m’ont affirmé depuis quelques années plusieurs personnes dans des services sécuritaires d’états français et américain  : « On fait intervenir en France des profilers américains  qui n’ont pas votre potentiel ! C’est incompréhensible! ».

Nous n’avons plus les moyens de nous passer de TOUTES les compétences et cerveaux nécessaires pour combattre cette guerre qui est autant dans le réel que virtuel.

Nadine Touzeau
Profiler, net-profiler, chercheur en comportement des cybercriminels