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Son livre « Net-profiling : analyse comportementale des cybercriminels »

Sorti en nov 2015, mon livre scientifique concernant mes travaux de recherches sur le comportement des cybercriminels, « Net-profiling, analyse comportementale des cybercriminels «  s’est vendu à 1000 exemplaires le 11 ème mois de sa parution et est toujours une référence pour comprendre la cybercriminalité.
Best seller au salon de la cybercriminalité, FIC 2016 (record gardé).
Objet d’un mémoire et de nombreuses études scientifiques dans le monde entier créant de belle synergie et l’envie de travailler scientifiquement sur nos découvertes

Disponible sous format #ebook#kindle et #livrepapier sur #amazon

Merci à tous les lecteurs

Lien vente du livre (Kindle ou papier) : https://www.amazon.fr/NET-PROFILING-comportementale-cybercriminels-Nadine-Touzeau/dp/2955453730/ref=tmm_pap_swatch_0?_encoding=UTF8&qid=&sr=

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L’un de mes derniers posts  (posté mi aout) sur LinkedIn a fait un buzz puisqu’il a dépassé  les 117000 vues (à date jour sorti de cet article), 846 like et 101 commentaires.  Ce qui a provoqué bons nombres de réactions en tout genre !

Voici une copie du post :

« Je suis choquée de constater que LinkedIn n’a plus l’image d’un réseau strictement professionnel. Si quelques informations personnelles peuvent être publiées, je n’apprécie pas les posts sexistes, mettant en avant des femmes dans des positions souvent vulgaires, sans intérêt professionnel, sauf à travailler dans l’environnement du sexe et, sauf erreur de ma part, dans mon réseau, il n’y en a pas. Ce genre de comportement est très révélateur dans mon métier et #cybercriminel J’avise donc que je sors de mon réseau toutes personnes qui se risquent à ce genre de déballage . D’abord par ce qu’en tant que femme, je suis agacée par tous ces comportements décalés venant de nombreux hommes et qu’ensuite, j’aime à m’entourer de gens éduqués et respectueux . Ces hommes qui agissent de la sorte ont tendance à critiquer le sexisme !!! D’autres réseaux sociaux me semblent parfaitement appropriés pour ce genre de publication. A bon entendeur ! Nadine Touzeau »

La question non développée dans mon post sur LinkedIn est de sensibiliser sur le fait qu’à titre personnel, je ne voulais plus dans mon réseau professionnel des photos et propos sexistes et vulgaires. Il est à rappeler qu’outre mon éducation et mon respect pour l’Homme, je fais partie des gens qui lutte contre la cybercriminalité, la fraude et corruption.

J’ai appris dernièrement être une influenceuse, toutefois, je ne m’attendais pas à un tel résultat de vues qui prouve que le sujet en interpelle plus d’un. A un tel point que quelques articles en sont sortis depuis dans la presse papier et digitale sachant que de nombreux journalistes suivent les influenceurs.

Un sujet qui justement fait aussi le projet que nous développons avec la société OREKA Ingénierie,  concernant les réels dangers du cyberbullying ou eharcelement (nous sommes en recherche de financement). Une ébauche de teaser existe sachant que la V2 est en cours de réalisation afin d’expliquer ce qu’est un eharcelement, comment on le provoque souvent sans s’en rendre compte et les maux que les victimes endurent. Les cibles sont surtout axées sur les enfants jusqu’aux jeunes adultes.

https://www.youtube.com/watch?v=IUGOZMQ7CmA

Revenons sur ce qu’est le cyberbullying. C’est un délit cyber qui consiste à avoir subi une discrimination, harcèlement, diffamation, rumeur, propos sexiste, insulte, divulgation d’éléments intimes, rabaissement d’une personne, sextape, traque en groupe contre une victime définie telle une tête de turc, etc. en utilisant internet dans le but de la détruire psychologiquement, socialement et professionnellement une personne.  Cela  peut venir d’un inconnu, d’un proche, d’un concurrent, d’un client, d’un troll, d’un jaloux, de gens ayant peur de vous et/ou résultats professionnels,  de journalistes, etc. 

Une courte analyse des commentaires sur mon post a mis en avant ces quelques retours :

  • que je ne savais pas me protéger contre ces cyberbullyers

  • que je faisais un post pour rien tant le sujet est ridicule

  • que c’était bien de le souligner tant les dégâts sont lourds

  • que j’affabulais voire racontais n’importe quoi

  • que je devais me débrider et lire le Kamasutra

  • que je n’avais pas de leçon à donner

  • que je ne devais pas accepter n’importe qui dans mon réseau

  • etc

Mon post a été compris comme si moi-même j’avais été victime de eharcelement, ce qui du reste a été le cas, sauf lorsque j’ai écris ce post ! J’avais au contraire vu un de mes contacts en sécurité se lâcher sur le sujet qui, du reste, attaquait des femmes en sécurité ! Rien à voir avec moi. Ainsi, des interprétations libres ont fusé sans même comprendre le post et en m’insultant : c’est aussi cela du cyberbullying !

Ce qui prouve à quel point le sujet est trop peu considérer. D’où cet article. Je vais illustrer mon propos. Comment peut-être interprétée cette phrase par une femme : « c’est un avion de chasse ! Elle est bonne ! ». Et bien cela dépend de la personne est son humeur. Ensuite, il faut considérer de la manière dont vient le dit-compliment. A quel moment vient le dit-compliment, dans quel contexte, avec quelle voix, ponctué de quels gestes et suivi de quels comportements ! Si l’ensemble est positif, sincère, congruent et dans un esprit constructif, le dit-compliment passera sur quasiment tout profil, quitte à ce qu’il soit éventuellement recadré. Si en revanche certains éléments sont absents ou deviennent absents, il sera considéré comme une insulte, une vexation, un propos mal approprié, etc. Cela blesse dans ce cas-là autant dans le monde réel que virtuel. Sauf que dans le monde virtuel, si ce dit-compliment est véhiculé sur la toile, même si le dit-avion-de-chasse n’est pas nommé, il y aura une réaction stressante. Si en plus de dit-avion-de-chasse est nommé, c’est un cyberbullying ciblé et c’est répréhensible par la loi. Maintenant si on demande à des hommes d’interpréter cette phrase, et du reste tout comme certaines femmes, quelques uns ne seront pas choqués et même s’en amuseront. Ils estimeront que ce n’est rien, pas grave, c’est une boutade justifiée ! Mais qui se souciera de comprendre que cet avion de chasse en a peut être marre de ne pas être considéré comme un être humain avant tout et d’être respecté en tant que tel ! Le stéréotype induit des comportements et a priori qui cache la vérité et vraie nature et provoque des réactions décalées pour toutes parties.

Les dégâts occasionnés des suites de cyberbullying sont très lourds : suicide, dépression, mutilation, stress, démission, repli, perte de travail, perte de confiance en soi et des proches aussi, isolement, mal être …

Ainsi, chasser de mon réseau professionnel des cyberbullyers susceptibles d’atteindre mes contacts, je pense que c’est davantage une sécurité pour éviter que mes contacts soient victimes de eharcelement. Quant à celles et ceux qui critiquent mon comportement, je m’inquiéterai plus à leur place pour leur e-réputation d’avoir jugé ma démarche.

Je suis une victime de eharcelement par la presse qui a été achetée pour me diffamer en montant une histoire inventée de toute pièce sans qu’on m’en demande l’autorisation à le découvrir le jour de la sortie des papiers, me donne ni mon droit de réponse, ni mes droits CNIL. Sans occulter les ignares qui jugeaient sur ces allégations en alimentant la rumeur sur la toile sans réfléchir. Ignares qui du reste depuis ont pour beaucoup changé leur fusil d’épaule. Il faut être fort pour se relever de cela. Je le combats aujourd’hui d’autant que je ne suis pas seule victime de la presse qui répend des rumeurs à coup de cachet pour faire du buzz sans se préoccuper des retombées sur leur victime tout en critiquant le cyberbullying ! Elle montre un exemple que certains réseaux sociaux aiment à laisser courir tel Tweeter, en laissant leurs membres diffamer à tout va, divulguer des éléments confidentiels ou personnels publiquement, détruire des gens, institutions et même pays pour le jeu d’autres sans réfléchir, etc.

J’ai traité de nombreux dossiers de cyberbullying et je lutterai jusqu’à mon dernier souffle dans ce combat. Certains mots font des maux qui détruisent et se guérissent très difficilement sur la toile où tout reste à vie et encore moins sur la victime. Ces maux sont encore à analyser afin d’en comprendre la réelle douleur sur la victime trop sous-estimée, qui doit également affronter ses propres maux de la vie réelle. Le suicide par option que j’ai souvent évoqué depuis des années prend là aussi toute sa place. Les professionnels en psy ont du pain sur la planche afin de soigner ces victimes. Encore faut-il considérer ces victimes et les cyberbullyers.

Nadine Touzeau
Profiler, net-profiler, chercheur en comportement des cybercriminels

Ce #teaser sur le #cyberbullying ou #eharcelement a pour but d’évoquer le sujet plus longuement dans une vidéo plus longue afin de montrer que parfois, sans le vouloir, on soutient le cyberbullying tout en faisant soi-même du e-harcèlement !

A vos commentaires : aimez vous ou pas et avez vous envie d’en savoir plus !

Merci

Nadine Touzeau en partenariat avec OREKA Ingenierie

 

 

Les gouvernements condamnent les attaques terroristes et prétendent combattre les terroristes. Les résultats parlent d’eux-mêmes. Ce qui, me concernant, soulève un ensemble de questions :
– Ne devrions-nous pas nous mêler de nos affaires avant de s’occuper de celles des autres sachant que cela exige d’être un exemple !!! Ce qui, concernant la France, est loin d’être le cas !
– Ne devrions-nous pas nettoyer dans notre propre paroisse afin de commencer à « considérer » la sécurité? En France. Quand on connaît le taux impressionnant d’infiltration, de corruption et considérant qu’un terroriste, l’attaquant, mobilise un nombre très important de partisans afin de faire réussir sa mission. Soit 1 terroriste pour 30,40,50 partisans/collaborateurs, peut être même plus !
– Ne devrions-nous pas mettre de côté notre orgueil, nos paradigmes afin de s’ouvrir pour accepter des nouvelles approches ayant fait leurs preuves, parfois dans d’autres environnements que le sien? Il serait temps de changer nos méthodes, esprits, a priori, et innover plutôt que copier, ce qui n’étant pas le cas, je le réitère, fait le jeu des cybercriminels, sachant que chaque terroriste utilise l’espace cyber !
– Ne devrions-nous pas se remettre en question et tirer leçon des erreurs sans les juger, juste pour avancer dans ces objectifs de lutter contre les terroristes !!! Accepter que l’erreur existe et permettre de s’améliorer et de se remettre en question. Se remettre en question oblige à modifier partiellement voire totalement certains aspects de notre fonctionnement, personne. Puisque cela ne fonctionne pas tel qu’on le pratique depuis des années, pourquoi ne pas intégrer d’autres façons de travailler, potentiels en acceptant la remise en question, en ne se considérant plus comme des cadors, califes afin de ranger les ergots une bonne fois pour toute !!!
– etc.

Le fait que les résultats parlent d’eux-mêmes, remettant en question une véritable volonté politique de stopper ces attentats, autorise à penser que :
– y a-t-il accord avec ces terroristes d’une manière ou d’une autre? Des éléments de réponses semblent prouver que oui…
– la qualité des « prestations » des terroristes est-elle considérée à sa juste valeur afin de mieux l’appréhender? Là encore, leur résultat en atteste, y compris dans l’espace cyber trop peu évoqué
– la volonté de combattre le terroriste est-elle sincère, met-elle concrètement des moyens, TOUS les moyens pour faire aboutir cet objectif à un score plus faible? A la lecture des éléments précédents, la réponse pourrait être dans la question  !
– l’acceptation de modifier son approche et d’intégrer de nouvelles ressources pour lutter contre ces actes sont-elles réelles, mises en oeuvre, acceptées ou a contrario, il semble préférable de poursuivre comme avant, comme depuis 20, 30 ans ! Là encore, les résultats parlent d’eux-mêmes.
– etc.

Si on voulait réellement mettre tous les moyens en œuvrent afin d’endiguer le terrorisme, les solutions existent, les ressources notamment novatrices non considérées par orgueil bien souvent pour la France, le patriotisme, le courage. Ce qui en revanche me semble ne pas réellement exister c’est la volonté étatique de certains pays dont la France. Les actes sont les seules mesures.

J’entends souvent une réponse identique à mes questions sur ce sujet, tant dans l’univers sécuritaire qu’économique. Elle est comme suit : « C’est dans l’acceptable ». Ce qui sous-entend pour les non initiés que des gens analysent ce que le peuple considère comme acceptable ou pas en se basant dessus pour mettre en oeuvre la résolution de l’inacceptable. Sachant que le peuple analysé est le même que celui qui est manipulé par la presse. Le terrorisme est inacceptable, considéré et validé comme tel et pourtant, que met-on réellement en oeuvre face à cela ! Donc qu’est ce qui est tronqué, ou cela ne matche pas volontairement et surtout pour qui ! Ce qui m’autorise à penser que l’acceptable est, comme beaucoup de choses, décidé en amont et inculqué dans nos vies. Sauf à être avisé d’une attaque terroriste, comment un de nos décideurs de son acceptable accepterait qu’un de ses proches perde la vie lors d’une de ces attaques terroristes ! Les bases de l’acceptable, là encore, sont-elles calquées sur des éléments tangibles et rationnels à notre quotidien, celui du peuple?! Ou dessert-il une élite, son business et accord réseau !

Y a-t-il une transversalité de synergie analytique entre l’espace réel et virtuel afin de faire plus de prédictif. La compréhension du réseau, la transmission des éléments via darkweb, deepweb donnant un mode opératoire avec la transmission des success stories pouvant être répliquées dans l’espace réel à nouveau avec des signatures différentes, la synergie entre monde économique et terrorisme /cyberterrorisme qui obligent les entreprises à prendre conscience que leur sécurité n’est plus un dû de l’état, les infiltrations sachant que la porte d’entrée la plus sensible est le recrutement à repenser, la corruption à tout niveau … Cette transversalité internationale doit se mettre en place de façon analytique et en intégrant l’espace virtuel, soit sa compréhension. Deux mondes se jouxtent, s’affrontent et s’utilisent à des fins malsains : l’un est réel, l’autre virtuel. Mais tous deux utilisent une seule ressource non exploitée pour prédire, être proactif sur leur acte à venir : l’Homme.

 

La position de leader amène à l’exemple même s’il n’est pas bon et assoie le pouvoir. Les terroristes tiennent cette position aujourd’hui. Donc les combattre nous oblige à être plus intelligents, organisés, ouverts, malins, droits, novateurs… Mais est-ce la volonté des gouvernements se disant lutter contre le terrorisme ?!

Nadine Touzeau
Profiler, net-profiler, chercheur en comportement des cybercriminels

A l’ère de WannaCry, ce malware qui a paralysé un nombre incertain de structures diverses et variées au travers le monde, le constat est que les ressources humaines et techniques du monde entier se sont vues piégées par leur incapacité à prédire une attaque d’une telle ampleur. Ou est-ce volontaire ?

La question m’a été posée de savoir comment je considérais cette attaque et quels sont les profils de ces hats (cybercriminels).

Clairement, il s’agit de montrer une prise de pouvoir du monde réel grâce au virtuel par une poignée de génies de différents niveaux, qui ont orchestrés brillamment une nouvelle version d’un Pearl Harbor cybercriminel, montrant que nous n’avons pas la compréhension du pouvoir du cyber espace. Et je n’ai de cesse de le confirmer depuis des années, que tant que nous ne comprendrons pas ce monde et le comportement des personnes y vivant, nous ne les appréhenderons pas. Il est également des questions à soulever autour de l’environnement NSA, entre autres, quel est ce le genre de virus qu’ils sont sensés développer ou encore, comment ces univers réputés ultra protégés et en pointe, se sont-ils fait cyberattaquer  (ce qui prouve bien qu’aucune protection n’est fiable contre les cyberattaques)!

Qui sont ces hats (langage anglosaxon) ou cybercriminels !

Que de profils différents, souvent en lien avec la qualité de leurs délits. Un profil de personne faisant du phishing (white hat) ne sera pas comparable avec un Bogachev, black hat le plus « recherché » du monde (sachant qu’il est connu où il vit). Pour autant il peut exister un lien entre un white hat et un black hat : déléguer des tâches pour mieux atteindre un objectif parfois terroriste !

Souvent considéré comme des mauvaises personnes, des idiots, des ringards, etc, les cybercriminels sont bien plus intelligents et ont développé plusieurs savoirs-êtres, à ne surtout pas sous-estimer.

Les profils d’un white hat ne montrent pas de prouesses techniques, mais davantage de facilités à communiquer et se synchroniser à une personne, sa cible. Il aura l’intelligence de détecter la faille humaine, de s’y engouffrer afin de mieux manipuler la personne sans se considérer comme manipulateur. Certaines cultures, telles africaines, sont plus propices à agir de la sorte.

Alors que le grey hat sera un revanchard, aura un profil malveillant dans le but de faire entendre sa vision des choses, sa version des faits, sa voix. Il peut se révéler un grey hat suite à des heurts, harcèlements, conflits vécus dans le monde de l’entreprise et finaliser son dessein pour se venger. Les ransomware et le cyberbullying sont les armes privilégiées des grey hats.

Enfin le black hat, le génie des cybercriminels, qui entrera partout ou presque, ayant pour mobile de se démarquer et d’être dans le top 10 des hats avant de gagner de l’argent, même si cela le motive aussi. Il aime l’impossible, ce qui est défendu et a un ego plus développé que les autres hats.

es cybercriminels ont développé des intelligences que j’ai regroupées dans une famille en me basant sur les travaux d’Howard Gardner et ses familles d’intelligences, soit l’Intelligence Virtuelle©. En effet, l’espace virtuel reprend des critères de certaines des 8 familles des intelligences d’Howard Gardner en y ajoutant d’autres, tels la création de nouveaux codes, langages et déplacement spatiaux, ne nécessitant pas de bouger et avec une réactivité plus importante que dans le monde réel.

Concernant WannaCry, d’après mes lectures, ce réseau de cybercriminels semble vouloir mettre en évidences les failles d’un système politico-financier, révéler des manipulations, redresser des torts. Ce qui montre à quel point le virtuel autorise des différenciations comportementales. L’humain, dans son essence, demeure et sait utiliser ce virtuel pour aboutir à ses fins dans le monde réel. En effet, les Shadow Brokers, ainsi que se nomment les responsable de Wannacry et de la seconde vague Adylkuzz vendent, sur un réseau visible et accessible par abonnement payant, les données dérobées. Peu s’y aventurent et pour cause, les retombées pourraient être dangereuses.

Les différenciations comportementales dans le virtuel sont nombreuses et en forte croissance, modifiant l’humain, y compris dans son évolution dans l’espace réel. Pour exemple, j’évoquerai l’addiction. Non pas celle de personnes ne pensant qu’à jouer à leur jeu vidéo, mais celles qui ne oeuvrent plus vivre sans avoir un lien avec leur espace virtuel personnel. A un tel point que le téléphone va disparaître au profit des vidéos, tchats et publications en tous genres. Jusqu’à ce que notre hologramme voyage dans l’espace. Ce qui a modifié notre comportement en interagissant en un clic, en manquant de patience devant une réponse attendue, en régissant avec des logos représentant nos émotions, en prenant position sans s’apercevoir qu’on harcèle… L’addiction est telle que maintenant on achète une robe en un clic en traversant la rue, qu’on like un article sans parfois l’avoir lu en entier entre deux mails professionnels, qu’on joue en ligne sur les bancs de la faculté, qu’on vérifie ses comptes bancaires chez le coiffeur, etc. Ces comportements que l’on considère maintenant intuitifs et sans considérer un éventuel danger par ce qu’on vit autour de notre univers connecté.

Le fait d’être connecté n’importe quand, entre dans sa zone de confort niveau 1, c’est-à-dire que l’on considère cet objet connecté tel un confident, un ami, un outil indispensable au même titre que notre cœur, nos poumons, notre cerveau. Il est un élément extérieur faisant parti de nous comme si nous étions nés avec.

théorie Zone Transverse

Théorie comportementale d’un cybercriminel dans l’espace réel. Zone Transverse by Nadine Touzeau

ZONE TRANSVERSE by Nadine TOUZEAU

Ce qui me permet de rebondir sur une des théories que j’ai développées et qui s’appelle la zone transverse©. Cette zone, comme son nom l’indique, consiste à vivre avec aisance comportementale en transversal, pourvu que notre addiction à notre environnement, qui a besoin d’être reliée très rapidement, soit assouvie. Le lieu dans lequel on se trouve importe peu, pourvu que nous restions connectés à satiété. Cette théorie avance aussi des comportements modifiés par rapport à ce que notre univers réel connaissait, surtout pour les cybercriminels. Ces comportements sont nombreux et ont été développés pour parti dans mon livre scientifique sur le sujet (« Net-profiling : analyse comportementale des cybercriminels » : https://www.amazon.fr/NET-PROFILING-comportementale-cybercriminels-Nadine-Touzeau/dp/2955453730/ref=tmm_pap_swatch_0?_encoding=UTF8&qid=&sr=). La zone transverse est un additif aux zones de conforts (1, 2 et 3) à la différence que les zones de conforts sont en pyramidal.

J’y avance également la thèse que l’addiction est née depuis la télévision. En effet, cet instrument a autorisé de se projeter sur des envies, rêves, besoins et vécus de nos vies, au travers d’émissions, propos et autres sujets visuels et auditifs. De fait, une référence, un rêve, une frayeur visionnés, deviennent une part de soi, une considération intégrée, qui fait que certains profils vivent même ces histoires télévisées et se les approprient. La part des choses de faire la différence entre le réel et le virtuel oblige à faire travailler un esprit qui se doit d’être analytique et dénué de potentiel manipulatoire. Autant dire que l’apparition d’internet n’a fait qu’envenimer l’addiction, ajouté à cela les supports développant la manipulation, tels les médias orientés, les télé-réalités et les échanges non réfléchis sur les réseaux sociaux. Pour exemple, il fut une époque ou un meurtrière usant d’une arme blanche contre son compagnon aurait été mise au banc des accusés plutôt qu’adulée voire utilisée en exemple auprès des jeunes !

Cette modification comportementale est liée au manque de potentiel intellectuel et à ce « laisser guider » par un élément extérieur qui nous assiste . Tel le mail, qui en son temps, fut considéré comme une transposition de communication par internet. Bientôt l’Intelligence Artificielle deviendra aussi une béquille, sur laquelle les êtres humains s’appuieront, sans en analyser le bien et le mal, ainsi que sa dangerosité. Notre cerveau développe de nouvelles approches, plus près de ce qui nous assiste plutôt de ce qui doit être réfléchi.

 

Nadine Touzeau
Profiler, net-profiler, researcher in behavior of cybercriminals

Force est de constater que si vous n’avez pas la bonne pause sur votre photographie de profil professionnel, vous n’êtes pas à la mode ! Il fût un temps ou croiser les bras étaient mal considérés au regard des travaux de Messieurs J. Grindler et R. Brandley en Programmation Neuro-Linguistique. De fait, en PNL, croiser les bras veut dire qu’on est fermé face à un contexte, une situation parfois non en corrélation avec l’instant que l’on vit. En réalité ce n’est que rarement vrai. Ce qui m’autorise à rebondir qu’il n’est pas possible de définir un comportement, un profil, une interprétation de signes sur une simple position collectée sans vérifier les autres et leur congruence, ou pas. Ne pas analyser la collecte des informations d’une personne dans son intégralité est l’assurance de la juger et donc de se tromper sur elle.

De nos jours, ne pas avoir sa photographie professionnelle avec des bras croisés est considérée comme ne pas avoir une présentation professionnelle. Des jugements de valeurs qui en disent long sur les personnes qui l’imposent et celles qui suivent la mode. Ce qui m’a donné envie d’analyser quelques photographies professionnelles avec les bras croisés ! Elles veulent toutes donner la même image et pourtant, malgré cet effet de mode pour s’identifier comme professionnel, aucune ne révèle un profil identique à l’autre. Je dirais même le contraire : le fait de croiser les bras pour répondre à un effet de mode, soit faire un geste fédérateur, révèle encore plus le profil de la personne.

J’ai la bonne pose sur ma photo professionnelle : je ressemble à qui ?

De la personne totalement à l’aise, limite laxiste à la personne engoncée, la façon de positionner ses bras croisés ne valorisent pas forcément un ou des éléments de votre profil. Par ce que certains ne sentent pas confortables dans cette position pour diverses raisons allant du physique (mal au dos dans cette position par exemple), au culturel (telle que mon éducation ne m’y autorisant pas!). D’autres tenteront de convaincre en montrant une main molle, un bras posé non naturellement, une épaule rentrée, tombante ou au contraire rigide, un sourire crispé, une posture nonchalante, un croisé ferme, un croisé semi gracieux, etc. Tout en pensant être naturel en utilisant bien la bonne posture à la mode pour faire professionnel ! Surtout s’imaginant que leur « défauts » à ne pas montré n’apparaissent pas : quelle erreur !

Toujours est-il que la recrudescence de ces photographies prises de ¾ bien souvent avec des bras croisés montrent une volonté d’afficher qu’on suit un mouvement plutôt qu’une liberté de rester naturel. Un choix ou une obligation de choix ! Les recruteurs pourraient avoir lancé cette mode au nom des ressources humaines, je reprécise « HUMAINES »,

L’humain étant unique, est-il préférable de lui imposer ou de s’imposer une posture plutôt que de le laisser s’exprimer ou se laisser porter tel que nous sommes ? Pour le profiler que je suis, dans les deux cas cela ne changera rien concernant le profil, sauf à ajouter un questionnement sur le degré de caractère et leadership d’une personne qui suit un mouvement incongruent avec son profil, métier et mission ! Sauf à se poser des questions sur certains profils suivant une mode plutôt que d’affirmer ce qu’ils sont et font !

La question qui me semble pertinente à poser est : quel message voulez-vous ou devez-vous faire passer ? Devez-vous suivre une mode ? Souhaitez-vous vous démarquer ? Êtes-vous manipulable, influençable ! A contrario, vous préférez affirmer votre différence, personnalité !

Selon le choix que vous ferez, votre choix réfléchi, il déterminera totalement ce que vous êtes, soit correspondre à votre profil ou au contraire affichera les influences divers et variées subies. Une indication qui ne passe pas inaperçue lorsque l’on veut vous découvrir ou mieux vous connaître. Mais surtout le choix de votre photographie sera une image que les autres auront de vous même, bien souvent décalées de l’image qu’ils se font de vous.

En tant que profiler, je préfère un profil qui se présente naturellement qu’un profil qui pose ou prend une posture qui ne lui sied pas. J’aurais plus de questionnement sur ce genre de profil que sur une personne naturelle et le plus je suis interpellée, le plus le profil sera creusé.

Nadine TOUZEAU
Profiler, net-profiler, chercheur en comportement des cybercriminels

Il n’est pas question de défendre un candidat plus qu’un autre. Cet article à pour objectif de mettre en avant un petit retour d’une de mes analyses sur des lecteurs de droite et de gauche que j’en ai juste pour réfléchir et par ce que cela m’interpelle.

Je cite : « Barrage à l’extrême droite », « Tout sauf la finance qui nous gouverne », « Emmanuel Macron c’est François Hollande bis », « Marine Le Pen c’est le racisme », « Seul Emmanuel Macron défend les valeurs de la république », etc. Déballage classique des dents affûtées pour défendre son camp, j’ai reçu les mêmes lorsque j’ai publié mes profils des candidats politiques !

A ce titre, j’en profite pour remercier les milliers de lecteurs dans le monde entier qui m’ont suivi lors des publications des profils des candidats aux élections présidentielles sachant que cela a permis à certain de faire leur choix. Vous m’en voyez ravie, mon objectif a donc été atteint au delà de mes espérances. Merci à vous.

Certes je vote, en revanche, je ne fais pas de politique. Une dizaine de personnes m’a du reste reproché de mettre en avant un candidat plus qu’un autre sans objectivité puisque presque tous mes profils des candidats aux présidentielles ont reçu ces reproches.  Lisez bien mes introductions avant chaque article publié afin de comprendre que notre approche se doit d’être dénuée d’a priori, envie, affectif, jugement. On se doit d’être factuel sur des signes collectés sur la personne profilée que nos résultats (nous) plaisent ou non et être au plus proche de la neutralité dont dénué de ce que nous aimons. En revanche, ainsi que j’ai l’usage de le dire, si je commets une erreur, je suis prête à l’entendre avec objectivité et des mesures concrètes sachant que concernant mes profils des candidats (entre 30 et 40% de ce que j’ai voulu dévoiler pour des raisons évidentes sachant aussi que j’usais de mots choisis – texte sous forme de rapport tel que transmis à mes clients, les profils doivent être courts, concis et rapides à lire pour mise en pratique de suite. J’ai laissé des fautes d’orthographe et je vous en présente mes excuses : ces profils ont été faits en plus de mon travail -mieux rédigé- sachant que j’ai un handicap visuel et ai une dyslexie, des éléments bien connus en principe qu’il semble que je doive rappeler!)  ont été validés par les concernés ou des proches.

Tout cela afin de rebondir sur ce déballage sur les réseaux sociaux proches du cyberbullying souvent par de reproches, vulgarités envers l’un ou l’autre camp des finalistes aux élections présidentielles françaises. Je dirais même surtout contre Marine Le Pen. Donc une haine contre presque un quart des français, soit presque autant que ceux qui ont voté pour Emmanuel Macron ! Reprenons le contexte ! Il y a eu une mobilisation massive de la population pour choisir un candidat représentant et dirigeant notre pays. 4 gagnants en sorte de 4 univers différents avec 4 programmes différents. Soit environ 25% de la population souhaite un univers « politique » pour diriger notre pays. Il n’en reste que deux qui ne peuvent pas satisfaire environ 50% de la population sachant que 10 à 20% de ces 50 % ne seront pas offusqués de voter pour l’un ou l’autre des candidats.  Des électeurs à considérer ! De fait, les propos haineux que je vois circuler s’intègrent-ils dans un objectif de construire notre pays de demain ! N’est-ce pas l’objectif de ces élections? Ne devons-nous pas nous remettre en question et faire sur soi ce que nous exigeons et attendons de ces candidats?

Petit rappel : la France est (pour moi était) le pays des Droits de l’Homme qui au nom des valeurs de la République (à redéfinir pour la France à mon sens ou changer de mot) exige une liberté d’expression, le respect du peuple au nom de la démocratie. Je pose la question : est-ce démocratique de se moquer des électeurs des candidats critiqués ! Avez-vous analysé les incidences sur ces électeurs! Comment pensez-vous qu’ils vont réagir ? Pensez-vous que c’est la préoccupation d’un français de voir autant de critiques et e-harcèlements sur la toile?

Ensuite, pourquoi Marine Le Pen serait-elle non démocratique et pourquoi Emmanuel Macron représente-t-il les valeurs de la République? En disant cela, je ne prends absolument pas position, simplement n’est-ce pas une discrimination? Volontaire je le concède à des fins politiques, mais est-ce que cette attitude représente notre démocratie qui se veut à défaut se doit d’être un exemple ? De la même manière, bien que, et je l’ai écrit dans son profil, Emmanuel Macron représente la finance qui prend le pouvoir officiellement de la politique française, sera-t-il aussi proche des « valeurs » de François Hollande par ce qu’il a été son ministre ! Le juger est-ce démocratique?

Puisque le français veut du changement, pourquoi dénigrer le peuple, les électeurs, qui ont voté tant d’univers différents dont seulement 24% sur tous les votes cumulés du 1er tour seront satisfaits du résultat (sachant que 49% d’après les sondages ne sont pas certains de ce choix !) !  Que fait-on de ses nombreux autres électeurs : eux aussi on les range dans une case comme on sait si bien faire en France ! Est-ce un comportement républicain ! Est-ce en respect des droits de l’Homme ! Comment pensez-vous que ces électeurs vont se comporter, vont apprécier ces propos haineux souvent étant de la désinformation? Comment les fédérer, gagner leur confiance et le « gouverner » ensuite? Des éléments nécessaires pour reconstruire notre pays.

Ayant des amis en Norvège j’ai découvert que dans ce (très beau) pays, on respecte toutes les opinions des électeurs et on s’accorde à gouverner en ce sens. Regardez comment fonctionne la Norvège, si cela peut permettre d’ouvrir un peu la France sur l’acceptation des idées d’autrui sans jugement.

Élever le débat ne fait pas oublier que les jeux semblent être déjà faits.

Nadine TOUZEAU
Profiler, Net-profiler, chercheur en comportement des cybercriminels